Suis-je sur le bon chemin ?

Il m’est arrivé de me poser la question de savoir si j’étais sur le bon chemin lors de mes différentes randonnées (chemin de Compostelle, Chemin de Stevenson, Mullerthal etc…). Il m’est arrivé de me perdre. Je ne voyais plus de balises !  Parfois, pour me rassurer, je me disais : « la balise doit être plus loin, à la prochaine intersection ». Et quand je retrouvais une balise, je m’empressais de vérifier que j’étais bien sur le bon GR. Malheureusement, ce n’était pas toujours le cas. Je me suis déjà retrouvé au milieu de nulle part avec seulement mon guide Miam-Miam-Dodo comme aide. Mais les cartes très sommaires de ce guide ne sont pas souvent d’une grande utilité quand on est vraiment paumé ! Google Maps m’a déjà tiré d’affaire plus d’une fois quand il y avait du réseau et qu’il restait de la charge sur la batterie de mon GSM. Sinon, la mort dans l’âme,  je rebroussais chemin jusqu’à la dernière balise que j’avais vue. Cette dernière solution n’était possible que quand  j’appliquais un principe partagé par beaucoup de marcheurs : quand on ne voit plus de marquage, on continue tout droit ! Mais justement, c’est tentant de continuer tout droit sur un bon petit chemin plat et ombragé et d’ignorer ainsi la balise qui indique qu’il faut prendre la montée raide sur la gauche. J’ai pu parfois compter sur l’aide d’autres  marcheurs quoique… on peut aussi se perdre à plusieurs ! Je l’ai expérimenté !

Je me suis perdu quand j’étais dans mes pensées ou en pleine discussion avec un autre marcheur.  D’ailleurs, c’est dans ses moments flottants que je me suis cassé la margoulette une paire de fois. À quel moment commence-t-on à avoir un doute sur son chemin ? Quand on ne voit plus les balises, on ne voit plus les autres marcheurs, on a une intuition, une impression d’avoir raté quelque chose… En fait on a une idée de ce que le bon chemin doit être et ce qu’on voit et qu’on ressent ne correspond pas aux caractéristiques du bon chemin qu’on a en tête.

Que faire ? Continuer à marcher jusqu’à épuisement ? S’arrêter pour consulter sa documentation et son GPS si on a la chance d’en avoir un ? Demander de l’aide aux passants ? Appeler un ami ? Tout cela est possible. On agit selon ses moyens du moment. L’essentiel est de se remettre en chemin si possible avec le même enthousiasme qu’au départ et de se dire qu’on fera beaucoup plus attention aux balises, jusqu’à la prochaine erreur !

Et vous, êtes-vous certain(e) d’être sur le bon chemin, votre Chemin de Vie ? Et que faites-vous quand vous ne voyez plus les balises ?

Eugène Mpundu, Coach de Vie.

 

Thionville, 29/11/2021

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