Je vous propose ici des textes de toute sorte: des nouvelles littéraires inédites, des contes métaphoriques, des compte-rendus de lecture, des articles sur des sujets touchant au bien-être. Vous êtes invité(e)s à me laisser vos commentaires.

 

Ma vie, mes deuils

Nous laissons dans le sillage de notre vie des êtres, des objets et des événements. Les cicatrices laissées par ces êtres, ces objets et ces événements, qu’elles soient mentales ou physiques,  nous servent de marques-pages. Nous feuilletons parfois ces vieilles pages éculées, jouant à réveiller ces douleurs enfouies qui ne demandent qu’à resurgir. Parfois, nous refermons très vite ces vieux souvenirs et poursuivons nos activités. Il arrive, plus souvent qu’on ne le voudrait, que ces réminiscences du passé nous pourrissent la vie.  Et ces êtres partis trop vite, et ces souffrances trop vite enterrées, ces objets du passé qui nous manquent,  encombrent notre mental et nous empêchent d’avancer. Et pourtant, nous pensons avoir « fait le deuil » de tout cela ! Des êtres, des objets, des événements ! Sommes-nous vraiment certains d’avoir fait le deuil ? Le fait de ne plus fondre en pleurs quand nous vient en mémoire ces images douloureuses du passé suffit-il pour nous permettre de prendre enfin le chemin de la reconstruction ?

Il n’est pas facile de dire si un deuil est encore en cours ou s’il est terminé. Il faut savoir s’écouter, se poser quelques questions :

  • Quel intérêt ai-je à maintenir un deuil non fait ?
  • Quel signe m’indique que je suis enfin libéré de ce deuil ?  
  •  A quelle étape suis-je bloqué ? La colère, la tristesse, la résignation ?

 

 

On peut choisir de travailler sur ses deuils tout seul. Il existe beaucoup de livres qui peuvent aider dans ce cheminement. Le problème de ce type de livres c’est que très souvent, on les achète, on lit les premières pages et on les oublie dans un coin de  sa bibliothèque. Et pire, on les rachète car on ne se souvient pas qu’on les possède déjà. Quand on prend vraiment la peine de les lire et de les appliquer, ils peuvent aider ou  fournir des pistes de travail.

 

On peut aussi choisir de se faire accompagner par un coach de vie ou tout autre professionnel en relation d'aide avec qui on est en confiance. Et il faut ensuite laisser le temps au temps tout en continuant d’avancer.

Eugène Mpundu, Coach de vie.

info@moncoacheugene.fr

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Le banquier et le pêcheur

Un banquier qui passait ses vacances au Cap Vert, interpella un pêcheur qui se prélassait sur la plage à côté de sa petite barque après avoir vendu les quelques poissons qu’il avait pris.

  Cette eau est pleine de poissons n’est-ce pas ?  

   Eh oui, la pêche est toujours bonne par ici.

   Vous savez, quoi ? Si vous aviez un bateau plus grand, vous pourriez ramener encore plus de poissons.

   Ah bon ? Et après ?

   Vous gagnerez plus d’argent et vous achèterez un deuxième bateau avec des gens qui travailleront pour vous.

   Ah bon ! Et après ?

   Vous pourriez acheter un troisième bateau pour gagner encore plus d’argent que je vous aiderez à placer pour que ça vous génère des intérêts.

   Ah bon ? Et après ?

   Vous gagnerez assez d’argent pour ne travailler qu’une partie de la journée et vous prélasser sur la plage le reste du temps.

   C’est ce que je fais déjà, Monsieur.

 

Et le banquier s’en alla, la queue entre les jambes !

 

Eugène Mpundu, Coach de vie.

info@moncoacheugene.fr

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Le stress au travail

Les facteurs de stress liés au travail sont regroupés en six grandes familles (rapport du collège d’expertise de Gollac).

·   Intensité et temps de travail : exigences excessives de travail, complexité du travail, difficultés de concilier vie professionnelle et personnelle…*

  • Exigences émotionnelles : tensions avec le public, obligation de cacher ses émotions…
  • Manque d’autonomie : procédures trop rigides, sous-utilisation des compétences…
  • Rapports sociaux de travail dégradés : conflit entre collègues et/ou l’encadrement, manque de reconnaissance…
  • Conflits de valeurs : conflit éthique (devoir faire des choses que l’on désapprouve), qualité empêchée (ne pas avoir les moyens de faire correctement son travail)…
  • Insécurité de la situation de travail : peur de perdre son emploi, incertitude sur l’avenir de son métier…

(*source : www.inrs.fr).

 

Que faire ?

 

Dans l’immédiat, des techniques simples comme la cohérence cardiaque ou d’autres techniques de respiration  permettent d’augmenter la résistance au stress et de traverser l’épisode stressant sans trop de dommages. Très souvent, un travail à plus long terme est nécessaire : travail sur les émotions qui à force d’être refoulées sur le lieu de travail finissent par exploser ailleurs ; travail sur les valeurs qui conditionnent les choix de vie. Les valeurs qui sont « bypasseés » créent à la longue une sorte de manque, un sentiment d’inutilité, un vide. Combinés à une activité sportive régulière, le yoga et la méditation permettent de « vider le vase » régulièrement avant qu’il ne déborde. L’autohypnose peut également aider dans la mesure où elle permet de se reconnecter à son « moi profond » et de mobiliser ses ressources internes.  Quand on commence à avoir du mal à se remettre de ses stress successifs, il est temps de faire le point sur sa vie, sur ses valeurs et ses croyances. On peut faire cet exercice tout seul. On peut aussi décider de se faire accompagner par un coach de vie. Cet accompagnement permet de prendre conscience de beaucoup de choses et de réorienter sa vie vers des nouvelles ou de maintenir son cap actuel en apportant des ajustements nécessaires à son équilibre.  

 

Eugène, Coach de vie.

https://moncoacheugene.fr

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Comment influencer efficacement

Pour influencer une personne ou un groupe, pour convaincre une ou plusieurs personnes d’agir, il faut tenir compte des 6 facteurs suivants : les croyances préétablies, l’émotion, les motivations, la faculté d’action,  la curiosité et le niveau de stress.

 

Les croyances préétablies

Lorsqu’on fournit des nouvelles données à quelqu’un, il accepte rapidement celles qui confirment ses idées préconçues mais évalue d’un œil critique les éléments qui les contredisent. Le fait de fournir à une personne des informations qui ne vont pas dans le sens de ses croyances peut l’amener à brandir de nouveaux contre-arguments qui vont la conforter dans son point de vue. Dans le monde actuel, la facilité avec laquelle nous trouvons des nouveaux arguments pour étayer nos croyances est sans précédent. Nous avons tendance à lire plus facilement les informations qui nous confortent dans nos opinions et à fuir les autres. La solution pour faire changer d’avis ? Trouver un terrain d’entente au lieu de tenter de prouver que l’autre a tort.

 

L’émotion

Les réactions émotionnelles sont une façon pour  notre cerveau de se dire qu’il se passe quelque chose de très important. L’émotion provoque la synchronisation cérébrale en attirant automatiquement l’attention  de chacun dans la même direction et en générant un état psychologique similaire qui pousse les gens à agir de la même façon dans un groupe. Susciter l’émotion chez son interlocuteur crée une synchronicité neurale qui fera que l’esprit de ce dernier va « s’apparier » au vôtre. Les émotions voyagent facilement d’une personne à l’autre en transmettant des messages importants que notre cerveau décode. L’une des façons les plus efficaces pour communiquer ses idées  est de partager ses sentiments. En exprimant nos sentiments, nous façonnons l’état émotionnel des autres et augmentons la probabilité qu’ils partagent  notre point de vue.

 

Les motivations

L’être humain est gouverné par le plaisir et la douleur. Tous nos comportements ont pour objectif de provoquer l’un et d’éviter l’autre.  Nous avons naturellement tendance  à promettre une récompense ou à agiter une menace pour pousser les autres à agir dans le sens que nous souhaitons. L’espoir d’une récompense suscite une action alors que la crainte d’une perte provoque l’inaction. Une menace est donc moins efficace que la promesse d’une récompense quand il s’agit de faire agir une personne dans le sens que l’on souhaite. Il convient de surmonter cet instinct qui nous pousse à mettre en garde au lieu de mettre l’accent sur le côté positif, sur la récompense immédiate ou à venir.

 

La faculté d’action 

La plupart des gens deviennent anxieux  et stressés lorsqu’on leur retire la capacité de contrôler leur environnement. Etre influencé par quelqu’un, c’est  donner à cette personne un contrôle sur nous-même.  Quand une personne sent qu’on affecte sa capacité d’agir, elle résiste. Une façon d’exercer le contrôle consiste à faire un choix. Comme nos propres choix sont suivis de meilleurs résultats, l’association du choix et de la récompense est tellement ancrée dans notre esprit que le choix lui-même devient gratifiant. La possibilité de choisir est perçu comme une récompense en soi. Attention cependant à ne pas donner trop d’options aux gens. Pour produire un impact, il nous faut souvent surmonter notre instinct de contrôle et proposer un choix.  

 

La curiosité

Le désir de savoir est humain. Nous sommes poussés à chercher l’information par le même principe neural que celui qui nous pousse à chercher eau, nourriture et sexe. Notre cerveau n’a pas oublié que dans des temps reculés,  l’information était nécessaire à la survie. Nous recherchons donc en priorité les bonnes nouvelles qui vont augmenter notre bien-être. Ne pas savoir permet de croire ce qu’on a envie de croire. Si la connaissance dont vous disposez peut permettre de combler le vide informatif d’une personne, mettez l’accent sur ce vide ; si elle peut aider les gens à améliorer leur environnement, expliquez clairement comment.

 

Le niveau de stress

Le stress se produit quand nous sommes menacés. C’est une réaction qui nous permet de faire face au danger pour survivre. Que nous soyons face à un lion prêt à nous dévorer ou dans un embouteillage qui va nous mettre en retard, les réactions de notre organisme sont les mêmes : augmentation du rythme cardiaque et respiratoire et réduction de l’activité des fonctions qui ne sont pas immédiatement nécessaires. En fonction de leur état émotionnel, vos interlocuteurs peuvent être réceptifs ou non à vos arguments. Pour influencer, il convient de rechercher la concordance ente les opinions que vous proposez et l’état émotionnel de l’individu qui vous fait face.

 

Une dernière chose : ces éléments sont également utilisés par les politiciens et les publicistes pour nous influencer. La victoire de Trump aux USA  et la présence de Marine Le Pen au second tour des présidentielles de 2017 en France ne sont pas dus au hasard.  

Je vous recommande vivement l’excellent livre de Tali Sharot (Docteur en Neurosciences) intitulé « Comment on nous influence » (en anglais « The Influencial Mind »). Vous pouvez également l'écouter parler de sa théorie dans une conférence TED.

 

Eugène Mpundu. 

https://moncoacheugene.fr

 

Source : Tali Sharot , « Comment on nous influence ».

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Faites demi-tour dès que possible

 « Faites demi-tour dès que possible ! ». Que celui qui n’a jamais reçu cette injonction de son GPS lève la main. Bien entendu si vous avez l’habitude de couper le son de votre GPS pour éviter des disputes avec votre conjoint qui ne rate jamais la moindre occasion de vous faire des remarques quand vous êtes au volant, vous n’entendrez pas cette injonction mais vous verrez certainement s’afficher une énorme flèche incurvée sur l’écran de votre GPS

Je n’ai pas du tout l’intention de vous faire un manuel « pour améliorer votre expérience utilisateur du GPS ». Mon propos est d’illustrer le fait qu’à l’image du GPS,  nous construisons notre réalité à partir de notre carte du monde et des images que nous avons conservées dans notre mémoire. Quand le GPS détecte que nous sommes hors de la route qu’il a calculée, il nous demande de faire demi-tour pour revenir sur le droit chemin. Il arrive aussi qu’il nous demande de rebrousser chemin alors que nous sommes certains d’être sur la bonne voie. Quand la carte de notre GPS n’est pas à jour, il peut nous arriver des déconvenues parfois très risquées. Imaginez que vous êtes dans une ville que vous ne connaissez pas et que le GPS vous fait tourner en rond car la sortie qu’il vous indique n’existe plus et qu’il n’arrive pas à calculer un nouvel itinéraire !

Nous réagissons à des évènements de la vie courante et nous prenons des décisions en nous basant sur notre représentation du contexte et de l’environnement sans parfois nous rendre compte que les choses ont évolué et qu’une mise à jour s’impose.  Nos représentations intérieures, qu’elles soient innées ou construites, déterminent nos choix de vie et nos relations.

« La carte n’est pas le territoire » est le premier présupposé de la Programmation Neurolinguistique (PNL) qui m’a séduit à mes débuts. Et je ne cesse d’expérimenter ce principe. Il m’arrive parfois de prendre ma représentation de la réalité pour LA réalité. La dernière fois que cela m’est arrivé c’était au mois de mars 2017. Je possèdais à cette époque une petite chambre de bonne dans le 18ème arrondissement de Paris. Cela faisait presque 4 années que cette pièce était vide et ma dernière visite sur place datait de 2015. Il me fallait absolument aller sur place me rendre compte de l’état dans lequel elle était. J’y suis donc allé un jour pluvieux du mois de mars. En arrivant au 5ème étage, essoufflé, je fus surpris de constater que tout avait été refait à neuf : les murs étaient repeints en blanc, le plancher du couloir était restauré, des toilettes ont été aménagées à gauche en sortant de l’escalier, juste avant l’endroit où devait se trouver la porte de ma chambre de bonne. Oui, je dis bien « devait »  car à la place de la porte de ma chambre, il y avait une espèce de plaque métallique peinte également en blanc comme le reste du couloir. Il n’y avait aucune trace de serrure sur cette plaque. La porte de la chambre d’à côté était, elle, très reconnaissable malgré sa peinture blanche.   Mon sang ne fit qu’un tour : ma chambre avait été annexée à celle d’à côté ! J’étais furieux et je bouillais de rage. Aucune trace de serrure pour introduire la clé. Je frappai à la porte de la chambre d’à côté. Aucune réponse. Il fallait que j’agisse ! Et vite. J’ai appelé la police pour m’entendre dire que la police ne pouvait intervenir qu’en flagrant délit. Et au commissariat le plus proche, il m’était impossible de déposer une plaine pour occupation illégale  car je n’avais pas mon titre de propriété sur moi.  Que faire ? Je suis retourné à ma chambre et j’ai collé un mot sur la porte d’à côté : « Je suis le propriétaire de la chambre que vous occupez. Appelez-moi de toute urgence ».  Quelques minutes plus tard, alors que j’attendais mon train à la gare de l’Est, je reçus un coup de fil d’un numéro que je ne connaissais pas. Cette personne m’indiqua qu’elle était le propriétaire de la chambre d’à côté et qu’elle ne comprenait pas de quoi je parlais. Après quelques minutes de discussion, la conclusion s’imposait d’elle-même : ma chambre n’était pas « squattée ». Cette personne m’expliqua qu’elle n’a jamais annexé ma chambre. Elle a refait le couloir et les toilettes du palier à ses frais car c’était trop sale mais elle n’a pas touché à ma chambre. Je décidai donc d’appeler mon neveu qui avait habité la chambre en dernier et nous primes rendez-vous pour nous retrouver à Paris. Le jour dit, je me rendis à ma chambre et là, mon neveu prit la clé et ouvrit la porte. Il se fait que comme c’était une porte blindée, de l’extérieur elle a juste l’aspect d’une plaque métallique et  la serrure se trouve vers le bas de la porte. La serrure était à moitié cachée par la peinture mais on la distinguait vaguement. J’ai pu ouvrir la porte de la chambre et constater qu’elle n’était pas du tout squattée.

 

J’ai interprété les choses sur la base d’une représentation erronée de la réalité. Encore heureux que je n’ai pas pu porter plainte ! Moralité : il faut parfois mettre à jour sa carte du monde avant de prendre une décision. Mais, me diriez-vous, comment  fait-on pour mettre à jour sa carte du monde ? Vous avez certainement une idée, non ?

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