Je vous propose ici des textes de toute sorte: des nouvelles littéraires inédites, des contes métaphoriques, des compte-rendus de lecture, des articles sur des sujets touchant au bien-être. Vous êtes invité(e)s à me laisser vos commentaires.

 

Le stress, ami ou ennemi ?

Le stress est une réaction « non spécifique » de l’organisme provoquée par un danger, une frustration ou une contrainte. Quand nous traversons la rue et qu'un bus nous fonce dessus, c’est grâce au stress provoqué par cet évènement que nous allons sauter hors de la chaussée pour échapper à ce danger. Dans ce cas de figure, le calme absolu, c'est la mort ou la blessure grave.

Notre vie quotidienne nous expose à différentes sortes d’agents « stresseurs » : embouteillages, bruit, traumatisme,  accident, déménagement, décès, insulte, menace, danger, prise de parole en public, etc… Très souvent, la réaction de notre corps est disproportionnée par rapport au risque réel que nous encourons. Tant qu’il s’agit d’un stress aigu qui se produit suite à un évènement bien identifié, il n’y a pas lieu de s’inquiéter outre-mesure car il va se dissiper naturellement. Quand le stress devient « chronique » et nous met les nerfs à vif tout le long de la journée il est temps de s’en occuper et d’apprendre à le contenir.  

Le stress chronique est souvent vécu par des personnes qui se mettent trop de pression, qui ont trop d’activités et n’ont jamais le temps, toujours dans l’urgence, en quête de reconnaissance, peur de perdre leur emploi… Il peut mener au « burn-out » et aux maladies cardio-vasculaires.

Vous souffrez de crampes, vous êtes très souvent essoufflé,  votre cœur palpite et en plus de tout cela vous êtes irritable et vous avez des insomnies et des troubles de l’appétit et de la digestion: vous êtes peut-être en train de vivre un épisode de stress chronique ! Vous pouvez tromper votre monde en faisant semblant que tout va bien. Mais vous ne pouvez pas tromper votre corps ! Et si par malheur vous avez une peau fragile, c’est par là que s’exprimera votre corps pour afficher son mécontentement ! Il est temps pour vous d’atterrir, de vous reconnecter à votre moi profond, de faire le point sur ce qui est vraiment important pour vous. 

Que faire ? Un travail sur soi est nécessaire pour réguler son stress.  Apprendre à écouter son corps est le point de départ de ce travail. En effet, le corps nous envoie des signaux pour nous mettre en garde. Ignorer ces signaux c’est aller droit dans le mur.  La respiration consciente sous toutes ses formes aide à se reconnecter au moment présent.

 

La détente musculaire et la respiration profonde qui caractérisent l’état d’autohypnose ont un effet bénéfique sur l’état de stress. En pratiquant l’autohypnose, vous vous donnez le moyen de réduire le niveau de votre stress chaque fois que vous en ressentirez le besoin. Dans les ateliers que j’anime, j’apprends aux participants à pratiquer l’autohypnose pour être en mesure de gérer leur stress ou pour tout autre objectif qu’ils veulent atteindre.

Eugène Mpundu.

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Les distorsions cognitives: quand je fusionne avec mes pensées !

« Mon collègue de bureau est soucieux depuis quelques jours. Il n’est pas comme d’habitude. Il ne vient plus au coin café avec tout le monde. Il y va en décalé et s’y retrouve tout seul. Le matin, il fait sa tournée de bises et de poignées de main comme l’exige l’usage ici dans notre entreprise mais on sent bien qu’il ne va pas bien.  Lui qui aime bien « claquer » ses bises, il se contente de tendre la joue. Et ses poignées de main sont molles et humides. Je n’ose pas lui demander ce qui ne va pas. Je suis sûr qu’il va m’envoyer bouler. L’état de santé de son petit dernier qui était malade la semaine dernière a peut-être. Ou peut-être sa compagne qui doit faire encore des siennes, elle qui refuse d’aller sceller leur union devant monsieur le maire malgré leurs dix ans de vie commune et la naissance du petit il y a cinq ans. Non, je ne vais rien lui dire, je vais attendre qu’il vienne me parler ! Si ça se trouve, c’est à moi qu’il en veut à cause du projet PIGALE15. Il n’a peut-être pas digéré le fait de ne pas être affecté sur ce projet phare… Je suis sûr qu’il nous couve un burn-out ! » 

Ami lecteur, que vous inspire ces pensées ? Le titre de cet article vous a certainement mis sur la piste. Il s’agit d’une distorsion cognitive. Selon Berk, le père  de la psychothérapie cognitivo-comportementale, les distorsions cognitives sont des façons de traiter l'information qui résultent en erreurs de pensée prévisibles ayant souvent pour conséquence d'entretenir des pensées et des émotions négatives.  Elles sont souvent à la source de dépression et d’anxiété. Elles nous empêchent aussi parfois d’avoir des relations harmonieuses avec notre entourage familial, social ou professionnel.

Berk a identifié six distorsions cognitives (source : http://www.psychomedia.qc.ca) :

La pensée « tout ou rien » ou « noir ou blanc » : Penser de façon dichotomique (polarisée) sans nuance : tout ou rien, noir ou blanc, jamais ou toujours, bon ou mauvais…. Il n'y a pas de place pour le gris. Par ex., se voir comme un raté suite à une mauvaise performance. Cette distorsion est souvent présente dans le perfectionnisme.

L'inférence arbitraire (conclusion hâtive) : Tirer des conclusions hâtives (habituellement négatives) à partir de peu d'évidence. Par ex., la lecture de la pensée d'autrui consiste à inférer les pensées possibles ou probables d'une personne ; l'erreur de prévision consiste à prendre pour des faits des attentes sur la tournure des événements.

La sur-généralisation : Tirer une conclusion générale sur la base d'un seul (ou de quelques) incident(s). Par ex., si un événement négatif (tel qu'un échec) se produit, s'attendre à ce qu'il se reproduise constamment.

L'abstraction sélective (ou filtre) : Tendance à s'attarder sur des détails négatifs dans une situation, ce qui amène à percevoir négativement l'ensemble de cette situation.

La dramatisation et la minimisation : Amplifier l'importance de ses erreurs et ses lacunes. Considérer un événement désagréable mais banal comme étant intolérable ou une catastrophe. Ou, au contraire, minimiser ses points forts et ses réussites ou considérer un événement heureux comme banal.

La personnalisation : Penser à tort être responsable d'événements fâcheux hors de son contrôle ; penser à tort que ce que les autres font est lié à soi.

 Que faire quand vos pensées commencent à partir en vrille ? Prendre deux ou trois respirations profondes et diriger le projecteur de son esprit sur autre chose.  C’est l’occasion de pratiquer une petite méditation courte sur la respiration. Elle dure 10 minutes et peut se pratiquer dans la salle « zen » de votre entreprise pendant la pause de midi ou par beau temps dans le parc attenant à lieu de travail, ou peut-être aussi dans les transports en commun. La méditation de pleine conscience aide à se libérer de ses distorsions cognitives qui finissent par faire notre malheur même si au départ elles sont là pour « compenser » un manque… Je partagerai dans un prochain article les questions à se poser quand on se surprend en pleine distorsion cognitive. Et attention ! Les distorsions cognitives sont très souvent à l’origine de croyances limitantes qui nous empêche d’aller de l’avant !

Eugène Mpundu, Coach de Vie.

 

info@moncoacheugene.fr

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Je dois, il faut ...

J’ai souvent entendu dans mon cabinet ou dans mon entourage des phrases comme « Je dois… », « Il faut… », « De toutes façons je n’ai pas le choix… ». Par exemple : «  je dois m’occuper de mes enfants, les laver, les conduire à l’école, leur préparer à manger, je suis une mère solo, je n’ai pas le choix ». La réalité c’est que j’ai fait le choix d’avoir des enfants et de m’en occuper. Les réveiller le matin, les préparer pour l’école, les y conduire et aller les récupérer à la sortie de l’école, leur préparer à manger… ce sont des occupations inhérentes à ma responsabilité en tant que parent. J’aurais aussi pu faire le choix de ne pas avoir d’enfants. Tout choix entraine un renoncement. Le non-choix implique l’immobilité. Le fait que j’aie choisi d’avoir des enfants ne signifie pas que tout sera facile. C’est une expression de ma liberté. Si je me place dans une posture de devoir ou d’obligation, je le ferai payer à quelqu’un, tôt ou tard. N’entend-on pas souvent les phrases comme « après tous les sacrifices que j’ai fait pour vous, c’est comme ça que vous me remerciez ? Et bien à partir d’aujourd’hui, c’est fini. Vous allez vous faire à manger tous seuls ! ». Et le soir même, on se remet aux fourneaux pour préparer le diner. Ou peut-être le lendemain !

Imaginez que vous êtes en randonnée et vous arrivez dans une clairière où débouchent trois chemins. Qu’allez-vous faire ? Vous immobiliser et attendre ? Vous risquez d’attendre longtemps. Prendre le chemin de gauche ? Celui de droite ? Prendre celui du milieu et rebrousser chemin au bout de quelques mètres ? Vous allez prendre une décision et vous y tenir ou pas. C’est votre liberté. Derrière la décision que vous allez prendre, il y a un besoin à satisfaire. Si les différents chemins sont pourvus de panneaux qui donnent des indications sur les endroits où ils mènent cela facilitera votre choix. Sinon, vous allez prendre le temps de vous écouter avant de décider. Vous pouvez également décider d’explorer quelques mètres de chaque chemin avant de jeter votre dévolu sur l’un d’eux. Une fois que vous avez fait votre choix, vous renoncez à suivre les autres chemins.

Tous mes choix sont sous-tendus par un besoin à nourrir. Si j’arrive à nommer mes besoins, je rends ma vie plus fluide. Les besoins sont souvent comme des poupées russes. Et quand on prend le temps d’ouvrir les poupées les unes après les autres, on tombe souvent sur un besoin universel, partagé par tous les êtres humains. Le besoin de se sentir vivant en est un.

Explorer mes sentiments, ses besoins et mes valeurs nécessitent un apprentissage. Je peux m’y lancer tout seul à l’aide d’ouvrages dont certains sont très inspirants. Je peux aussi choisir de me faire accompagner sur ce chemin par un professionnel de l’écoute, un thérapeute ou un coach de vie.

Je m’appelle Eugène Mpundu, je suis Coach de Vie.

 

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Sommes-nous tous des malades mentaux ?

J'ai relu avec beaucoup d'intérêt le livre d’Allen Frances à qui j'ai emprunté le titre de cet article. Allen Frances est connu comme « l’un des psychiatres américains les plus influents». Il a dirigé la rédaction du DSM IV. C'est sous ce sigle que l'on désigne le manuel diagnostique et statistique des troubles mentaux (en anglais: Diagnostic and Statistical Manual of Mental Disorders) qui est l'un des ouvrages servant de référence pour la description et la classification des maladies mentales.

Dans ce livre paru en 2013 et dont le contenu est toujours d'actualité, Allen Frances tire la sonnette d'alarme pour dénoncer la "surmédicalisation des vicissitudes de la vie humaine". Son constat est que la psychiatrie a tendance à traiter comme pathologie ce qui relève de la vie normale: tensions, déceptions, peines, deuils et passions. Le fait de désigner le moindre bobo de l'âme comme une pathologie mentale entraîne la médicalisation et la multiplication des traitements parfois inadaptés.

En ce mois de février 2022, je totalise cinq années de pratique en coaching de vie et j'ai vu passer dans mon cabinet beaucoup de personnes qui avaient envie d'expérimenter une façon différente d'aller vers le bien-être et qui se disaient fatiguées par les médicaments censés les guérir. Une de mes clientes m'a relaté que quand elle avait 15 ans sa mère lui donnait du Xanax parce qu'elle était souvent anxieuse et près de quarante ans après, cette anxiété est toujours tapie dans un coin de son âme, surgissant de temps en temps en fonction des obstacles qu'elle rencontre sur son chemin de vie. Un autre de mes clients m’a confié s’être fait interné volontairement dans un hôpital psychiatrique sans que cela ne guérisse ses accès de colère et d’agressivité  qui l’éloignent de plus en plus de sa famille et de ses collaborateurs.

Non, nous ne sommes pas tous des malades mentaux. Beaucoup d’entre nous avons simplement besoin d’acquérir la flexibilité psychologique qui nous permettra de disposer de plusieurs choix de comportements quand nous vivons une expérience psychologique douloureuse. Nous avons naturellement tendance à fusionner avec nos pensées et à agir dans le sens de nos croyances limitantes. Nous nous identifions aux étiquettes que notre entourage nous a collées et nous agissons en conséquence. Et si la liberté consistait à vivre l’instant présent, accepter ce qui advient et nous mettre en mouvement avec cette belle boussole que constitue l’ensemble de nos valeurs ?

Heureusement qu’il existe des psychiatres qui font très bien leur travail et qui aident des personnes atteintes de pathologies mentales lourdes à s’en sortir. Dans tous les cas, je conseille toujours aux personnes que j’accompagne de ne pas arrêter les médicaments qui leur ont été prescrits sans demander l’avis du prescripteur. Certains traumatismes lourds nécessitent une action conjuguée des différentes disciplines pour aider le patient à s’en sortir.

Si la vie était un long fleuve tranquille, cela se saurait ! Ceci dit, le fait de nous focaliser sur ce qui ne va pas, nous empêche parfois de gouter aux délices de la vie. Encore faut-il être assez lucide pour les dénicher ! Et la bonne nouvelle c’est que cette lucidité peut s’acquérir !

 

Je m’appelle Eugène Mpundu, je suis Coach de Vie

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Suis-je sur le bon chemin ?

Il m’est arrivé de me poser la question de savoir si j’étais sur le bon chemin lors de mes différentes randonnées (chemin de Compostelle, Chemin de Stevenson, Mullerthal etc…). Il m’est arrivé de me perdre. Je ne voyais plus de balises !  Parfois, pour me rassurer, je me disais : « la balise doit être plus loin, à la prochaine intersection ». Et quand je retrouvais une balise, je m’empressais de vérifier que j’étais bien sur le bon GR. Malheureusement, ce n’était pas toujours le cas. Je me suis déjà retrouvé au milieu de nulle part avec seulement mon guide Miam-Miam-Dodo comme aide. Mais les cartes très sommaires de ce guide ne sont pas souvent d’une grande utilité quand on est vraiment paumé ! Google Maps m’a déjà tiré d’affaire plus d’une fois quand il y avait du réseau et qu’il restait de la charge sur la batterie de mon GSM. Sinon, la mort dans l’âme,  je rebroussais chemin jusqu’à la dernière balise que j’avais vue. Cette dernière solution n’était possible que quand  j’appliquais un principe partagé par beaucoup de marcheurs : quand on ne voit plus de marquage, on continue tout droit ! Mais justement, c’est tentant de continuer tout droit sur un bon petit chemin plat et ombragé et d’ignorer ainsi la balise qui indique qu’il faut prendre la montée raide sur la gauche. J’ai pu parfois compter sur l’aide d’autres  marcheurs quoique… on peut aussi se perdre à plusieurs ! Je l’ai expérimenté !

Je me suis perdu quand j’étais dans mes pensées ou en pleine discussion avec un autre marcheur.  D’ailleurs, c’est dans ses moments flottants que je me suis cassé la margoulette une paire de fois. À quel moment commence-t-on à avoir un doute sur son chemin ? Quand on ne voit plus les balises, on ne voit plus les autres marcheurs, on a une intuition, une impression d’avoir raté quelque chose… En fait on a une idée de ce que le bon chemin doit être et ce qu’on voit et qu’on ressent ne correspond pas aux caractéristiques du bon chemin qu’on a en tête.

Que faire ? Continuer à marcher jusqu’à épuisement ? S’arrêter pour consulter sa documentation et son GPS si on a la chance d’en avoir un ? Demander de l’aide aux passants ? Appeler un ami ? Tout cela est possible. On agit selon ses moyens du moment. L’essentiel est de se remettre en chemin si possible avec le même enthousiasme qu’au départ et de se dire qu’on fera beaucoup plus attention aux balises, jusqu’à la prochaine erreur !

Et vous, êtes-vous certain(e) d’être sur le bon chemin, votre Chemin de Vie ? Et que faites-vous quand vous ne voyez plus les balises ?

Eugène Mpundu, Coach de Vie.

 

Thionville, 29/11/2021

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