Je vous propose ici des textes de toute sorte: des nouvelles littéraires inédites, des contes métaphoriques, des compte-rendus de lecture, des articles sur des sujets touchant au bien-être. Vous êtes invité(e)s à me laisser vos commentaires.

 

Non, merci. Pas le temps !

Photo de Kevin Ku on Unsplash.com
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« Non, je n’ai pas le temps. J’aimerais bien le faire mais franchement je n’ai pas le temps. J’aimerais bien pratiquer un peu de sport le matin, mais je n’ai pas le temps. Le soir, je n’ai pas le temps non plus. Et la méditation, c’est quelque chose qui m’intéresse depuis longtemps. J’ai lu beaucoup de bouquins sur le sujet. Je sais tout le bien que cela me ferait, mais je n’ai pas le temps, je n’ai vraiment pas le temps. Et la cohérence cardiaque ? Oui, je sais, son efficacité n’est plus à démontrer en ce qui concerne la régulation du stress mais où diable veux-tu que j’aille trouver le temps de la pratiquer ? Je suis overbooké. Je prends le train de 6h50 qui me fait arriver à 7h30 au boulot. Avant tout le monde. Je sais bien que ce n’est pas mon tour de checker la mailbox dans laquelle les clients nous envoient leurs réclamations mais comme j’arrive le premier, j’y jette tout de même un œil, des fois qu’il y aurait des sujets qui me concernent. Et puis les autres collègues arrivent et ils vont tous au coin café papoter. Et qui répond aux appels téléphoniques pendant ce temps, c’est bibi ! Je me demande bien ce qu’ils feraient sans moi !  Et toutes ces réunions qui s’enchaînent, celles où je suis invité et celles où je me fais inviter juste pour être au courant de ce qui se dit ! Et vous savez quoi ? Vous connaissez les fameuses pratiques de Hal Elrod, le mec qui dit qu’il faut se lever tôt pour réussir sa vie professionnelle, je les connais ces pratiques. Je n’ai pas lu son livre. Pas le temps. Et en plus c’est en anglais. Il dit qu’il faut se lever tôt. C’est ce que je fais déjà mais c’est pour attraper le premier train, celui où il n’y a pas beaucoup de monde. Il parle de méditation, de visualisation de ce que l’on veut devenir et de répétition d’affirmations positives  pour conditionner son cerveau, des lectures de livres pour s’instruire, d’écrire des idées, de tenir un journal et de pratiquer un peu de yoga le matin ! Mais il est fou ce mec ! Si je consacre ne serait que dix minutes à chacune des activités qu’il préconise, cela me prendra au minimum une plombe ! Et où trouverai-je cette putain de plombe ? Je rentre toujours tard du boulot. Et pourtant j‘ai fait des efforts à ce sujet. Je quitte le bureau à 18h30 maintenant. C’est un peu mieux qu’avant. Quand j’arrive chez moi, j’ai juste le temps de manger rapidement et de me connecter pour jouer en réseau sur mon ordi équipé spécialement pour cela. Eh oui, que vous voulez-vous, j’ai beau approcher les 45 balais, je suis de la génération « jeux vidéo ». Depuis que ma femme est partie, je passe de plus en plus de temps sur mon ordi, à la maison. Quoi ? Le temps ? Mais ce n’est pas pareil. J’ai besoin de jouer pour déstresser, pour me détendre. C’est quand même mieux que de picoler comme Martin, non ? Il m’arrive parfois de m’endormir sur mon joystick. Mais tout va bien. Ne vous inquiétez pas pour moi ».

Photo by Alexander Andrews on Unsplash.com
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Etes-vous vraiment certain que tout va bien ? Si vous vous reconnaissez partiellement ou totalement dans ce qui précède, il ne vous reste qu’une chose à faire avant qu’il ne soit trop tard : PRENDRE LE TEMPS DE CONSULTER UN COACH DE VIE.

 

Eugène Mpundu, Coach de vie.

info@moncoacheugene.fr

 

Thionville, 30/08/2019

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Les dangers de la cigarette électronique

© shutterstock
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Une nouvelle étude vient de montrer des changements dans la fonction cardiovasculaire après le vapotage des e-liquides (c’est comme cela que l’on nomme les liquides utilisées dans les cigarettes électroniques), mais dans ce cas, ces liquides ne contenaient même pas de nicotine.

L'étude, publiée ce mardi (20 août 2019) dans la revue Radiology, conclut que le vapotage affecte temporairement la fonction des vaisseaux sanguins chez les personnes en bonne santé. À l'aide de l'IRM, des changements ont été constatés dans le flux sanguin dans l'artère fémorale de la jambe après une seule utilisation. Les chercheurs n'ont pas pu déterminer quel produit chimique pourrait être responsable des changements qu'ils ont observés.

"Après quelques minutes, tout se normalise. On pourrait dire, gros problème, rien ne se passe », a déclaré l'auteur de l'étude Felix W. Wehrli, professeur de sciences radiologiques et de biophysique à l'Université de Pennsylvanie Perelman School of Medicine.

« Mais si quelqu'un vapote régulièrement », a poursuivi Wehrli, il est possible qu'avec le temps, les choses ne reviennent pas à la normale aussi facilement. Les changements que son équipe a mesurés chez 31 personnes, qui n'avaient jamais vapoté ou fumé, reflètent les mêmes processus ... connus pour être à l'origine des étapes dans le développement de la maladie cardio-vasculaire, y compris l'athérosclérose. Mais cela prend des années à se développer, a-t-il ajouté.

L'étude est l'ajout le plus récent à une prolifération de recherches visant à mesurer l'impact des cigarettes électroniques sur le cœur, les vaisseaux sanguins, les poumons et le cerveau. Mais les experts disent que la recherche n'en est qu'à ses débuts, se déroulant souvent en laboratoire ou chez les animaux.

Une étude menée en mai, par exemple, a révélé que les saveurs de la cigarette électronique avaient des effets toxiques -- y compris une survie cellulaire plus faible et des signes d'inflammation accrue -- sur un type de cellule cardiovasculaire en laboratoire.

"L'utilisation des e-cigarettes est en augmentation et les données démontrant un préjudice potentiel …sont également en croissance » ont déclaré les médecins de l'Université du Massachusetts Medical School dans un commentaire publié en même temps que l'étude de mai. « En plus des effets nocifs de la nicotine, les additifs sont une source potentielle de problèmes de santé vasculaire et sont placés de manière disproportionné chez les jeunes.»

Alors que les experts ont longtemps soupçonné que le vapotage pose moins de risques pour la santé que de fumer des cigarettes, les médecins ont écrit que «peu de choses sont connues sur la toxicité potentielle» des arômes, des particules des métaux lourds et d'autres composants utilisés dans les  cigarettes électroniques.

"Personne ne sait ce que les conséquences du  fait d’inspirer et d’expirer le propylène glycol et la glycérine dans les aérosols sur le poumon humain. C'est une expérience, franchement, " a déclaré le Dr Robert Jackler, fondateur de Stanford Research Into the Impact of Tobacco Advertising, lors d'une audience au Congrès le mois dernier. « Nous saurons les résultats dans quelques années», a-t-il dit.

Jackler a déclaré qu’un certain nombre de produits chimiques utilisés par l'industrie de la saveur des cigarettes électroniques peuvent être sûrs lorsqu'ils sont absorbé par l'intestin, mais nous ne savons pas encore l'impact qu'ils peuvent avoir sur les poumons sur une longue période de temps.

« Il n'y a aucun doute dans mon esprit que le vapotage est plus sûr que le tabagisme conventionnel, » Jackler a dit, « mais cela ne signifie pas que c'est sûr. »

 

Source :

https://www.msn.com/en-us/health/health-news/e-cigarettes-change-blood-vessels-after-just-one-use-study-says/ar-AAG4sRl

 

 

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Natalie sans "h"

Vous ne la connaissez pas ? Elle est dans le même plateau paysager que vous, au boulot. Vous savez, celle qui a toujours le bon mot pour faire rire tout le monde quand l’atmosphère est lourde au bureau après le passage du boss venu passer un savon à toute l’équipe pour ce projet qui accumule les retards et les dépassements de budget. Vous ne voyez toujours pas qui c’est ?

Dans votre cours de yoga, Natalie porte souvent des leggings très flashy qui mettent en valeur ses belles courbes qu’elle aurait voulues un peu moins lourdes. Vous n’étiez pas là le jour où elle est venue s’inscrire ? Quand elle a insisté en épelant son prénom : N A T A L I E, oui sans « h » ! Tout le monde s’est regardé l’air de dire « qui c’est celle-là ? ». Mais personne n’a moufté. Elle s’est installée avec son tapis qui fait deux fois la taille normale.

Rappelez-vous, dans la file de la caisse du super marché de votre quartier ! Elle était devant vous avec un panier pas très rempli et vous vous êtes dit que vous aviez, pour une fois, choisi la bonne file. Et quand est arrivé le tour de Natalie, elle a présenté un chèque-cadeau Truc-Muche à la caissière qui ne savait pas si le magasin l’acceptait et c’est parti pour une plombe d’attente le temps de contacter la cheffe des caissières etc… Et Natalie qui essayait de prendre les autres clients à témoin « quelle idée de mettre une caissière débutante en poste pendant une heure de pointe » ? Et la caissière qui pensait « quelle chieuse ! Elle ne peut pas payer avec sa carte comme tout le monde et garder sa putain de chèque-cadeau Truche-Muche pour une autre fois » ? Une plombe, dites-vous ? Non, A peine 5 minutes mais quand on est impatient, le temps …prend son temps !

Elle a peut-être raison de se comporter comme elle le fait, non ? Ses misères ont débuté à sa naissance. Sa mère a toujours voulu l’appeler Nathalie et son père était d’accord de donner à sa fille ce joli prénom si répandu ! L’étourderie de l’employée de mairie qui a enregistré la naissance lui a fait oublier le « h ». Et le père, tout heureux d’avoir enfin la fille qu’elle attendait depuis longtemps, a signé sans vérifier. Et quand des semaines plus tard l’erreur a été découverte, il était trop tard pour changer. Ou alors, il fallait suivre une procédure longue qui exigeait de prouver le préjudice causé par cet oubli. Et Natalie a dû batailler pendant toute sa scolarité pour que son prénom soit écrit correctement, c’est-à-dire sans « h ». A la question « c’est quoi ton prénom ? », elle répondait systématiquement « Natalie…sans ‘h’ ».

Elle en a longtemps voulu à ses parents pour cette erreur ridicule mais depuis quelque temps Natalie a enterré sa « hache de guerre » ! A quoi bon se battre ? Désormais quand on écrit son prénom avec un ‘h’, elle ne dit plus rien. Sauf quand il y a d’autres Nathalie et qu’elle ne veut pas être noyée dans la masse. Son prénom, très répandu dans la population française, la singularise par son orthographe et c’est tant mieux, se dit-elle. En même temps, cette différence est parfois lourde à porter quand il faut se justifier, quand les autres l’interrogent du regard « quelle idée d’avoir supprimé le « h » de son prénom ? C’est certainement pour se faire remarquer… ». Et Natalie se renferme sur elle-même. Sa solitude lui pèse beaucoup. Elle a du mal à faire confiance aux autres. Elle est très serviable, prête à rendre service même quand on ne lui demande rien. Elle ne se sent bien que quand tout le monde est heureux autour d’elle. Se sent-elle vraiment « bien » ?

Alors ? Vous ne voyez toujours pas qui c’est ? Regardez bien autour de vous.

Eugène Mpundu, Coach de vie

info@moncoacheugene.fr

 

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Crédit photo: Christian Buehner sur Unsplash.com

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Chassez la PNL, elle revient au galop !

Il n’y a pas que mon épouse et mes enfants qui me lancent très souvent « arrête avec ta PNL », quand il me prend l’envie de les recadrer en leur posant une des fameuses questions du métamodèle. Vous les connaissez certainement, ces questions de recadrage qui font parfois désordre dans les réunions de service ou les repas de famille.

« Arrête avec ta PNL », c’est une phrase que je me dis aussi parfois quand je me surprends à décoder les comportements des personnes qui fréquentent la même salle de sport que moi. Une salle que j’ai  choisie pour sa proximité avec mon logement : il me faut à peine 5 minutes pour m’y rendre. Le prix a également joué un rôle dans mon choix. Je ne voulais pas d’une salle « snobinarde » avec bassin d’aquagym et aqua-biking et toute la panoplie pour attirer les travailleurs frontaliers du Luxembourg. Ah oui, il y avait également le fait que des douches étaient à la disposition des usagers. Des douches avec des robinets à pression. On appuie, on a un jet pendant 30 secondes ou peut-être un peu plus. Pour se rincer les cheveux ce n’est pas pratique du tout surtout quand on les a longs et touffus. Les miens sont courts et crépus, donc pas de problème pour les rincer. Bon, je crois que je m’égare. Revenons donc à nos moutons.

On trouve dans cette salle toutes les tranches d’âge. Tout le monde ne vient pas au même moment. Les retraités ou les personnes qui travaillent à leur compte et peuvent jouer sur leurs horaires,  viennent le matin à partir de 7h, parfois même plus tôt. Les jeunes parents viennent parfois le mercredi avec leur enfant qui n’est pas encore en âge de rester tout seul à la maison. Pour faire patienter le môme, on lui colle une tablette dans les mains. Les quadras se pointent entre 17h30 et 19h pour une heure de sport vite fait avant d’aller prendre leur part des préparatifs pour le repas du soir. Les jeunes adultes viennent plutôt le soir, vers 20h.

Il y a autant de comportements différents que d’usagers dans cette salle. Et le PNListe que je suis ne manque pas une occasion de faire le lien avec les différents métaprogrammes qui transparaissent dans ces comportements. Prenons par exemple Martine, une sénior qui doit se situer à mi-chemin entre soixante et soixante-dix ans. Elle fait partie d’un groupe dans lequel on retrouve Jean, Geneviève et Robert. Ils occupent tous les matins les chaises en plastique installées près de la machine à café et ils discutent. Ils parlent de tout et de rien. Martine est la plus assidue des quatre. Sa motivation pour venir à la salle serait dans le registre « s’éloigner de ». Elle passe beaucoup plus de temps à tailler une bavette avec ses camarades qu’à s’essouffler sur les machines de sport. Sa démarche à l’allure hésitante, penchée vers l’avant, ponctuée par des pas lourds pourrait faire croire à qui l’observe de loin qu’elle a des problèmes de santé ! Que nenni ! A en croire ses dires, elle se porte comme un charme. Elle raconte à qui veut l’entendre que cette salle de sport c’est comme sa seconde maison. Elle s’y repose de son lourdaud de mari qui ne décolle jamais « son gros derrière » (eh oui, c’est comme ça qu’elle parle de son mari) de son fauteuil alors qu’il ne souffre d’aucun handicap. Martine commence son entrainement par le tapis roulant sur lequel elle s’échauffe pendant une trentaine de minutes. Elle choisit toujours l’appareil qui se trouve à proximité de la porte d’entrée qu’elle surveille attentivement. Dès qu’une personne entre, elle lui lance un « bonjour monsieur » ou « bonjour madame » en pleine figure. Généralement, elle ne récolte qu’un sombre « ’jour » car à cette heure matinale, beaucoup de sportifs en herbe arrivent dans la salle pas encore complètement réveillés ! Mais il faut plus que cela pour décourager Martine. Elle observe les nouveaux arrivants. Elle les suit du regard jusqu’à leur installation sur une machine. Il lui arrive parfois de changer de tapis roulant pour mieux observer une personne qui vient de s’installer sur une machine de musculation. Et dès qu’elle aperçoit un usager en difficulté pour régler la bécane sur laquelle il veut travailler, Martine accourt pour lui venir en aide.  Eh oui, en cette heure matinale, le coach sportif de la salle n’est pas encore là. Et Martine se met à expliquer les réglages à sa façon, même sur les appareils qu’elle n’a jamais utilisés. N’aurait-elle pas une orientation de soi à autrui ? Et dès qu’une nouvelle personne arrive dans la salle, Martine est  déconcentrée. Elle continue ses explications tout en surveillant la nouvelle venue. C’est  généralement à ce moment-là que le sportif en rade de réglage la remercie pour se débrouiller tout seul. C’est déjà l’heure de la pause-café pour Martine et ses comparses. Il ne faut pas croire que tout le monde passe son temps à boire le café dans cette salle !  

Michel et Bernard arrivent toujours ensemble, autour de 8h. A croire qu’ils cohabitent. En réalité, ils n’habitent pas loin l’un de l’autre et se donnent rendez-vous au coin de la rue pour arriver de concert à la salle de sport. Michel avec son corps musclé et tonique fait beaucoup plus jeune que Bernard qui semble avoir du mal à porter sa soixantaine et son bedon. Je me demande lequel des deux est le plus lourd à porter. L’ironie du sort fait que Michel est déjà retraité – merci SNCF – alors que Bernard doit patienter encore deux années. Contrairement au groupe de Martine, ces deux-là ne passent pas beaucoup de temps au coin café. Ils se changent vite fait et s’installent sur les « vélos elliptiques » leur machine de prédilection ou sur « les vélos assis ». Dans tous les cas, ils font le tour des machines, côte à côte. Une chose caractérise Bernard et Michel : ils parlent tout le temps. Cela n’empêche pas Bernard d’allumer les écrans de télévision de la salle et de mettre le volume très fort. Ils adorent se disputer. Avec un côté  « mis-match » très accentué, Bernard a souvent le dernier mot. Chaque proposition, chaque phrase de Michel bute contre un « oui…mais » ou « ça dépend » de Bernard. Quel que soit le sujet. Ils prennent soin de faire profiter toute la salle de leurs discussions. Bernard s’amuse à prendre à témoin les autres usagers pour montrer qu’il a raison. Tout est passé à la moulinette: les « gilets jaunes », « le PSG », la manif des lycéens, la propreté des douches etc…  L’index de référence de Bernard est très facile à deviner. Toutes ses phrases commencent par « moi je ». Il généralise à fond sur tous les sujets et Michel tombe toujours dans le panneau. Presque toujours. Il gagnerait à apprendre quelques questions du métamodèle pour mettre à mal son comparse. Parfois, ils vont tellement loin dans la discussion que celui qui observe la scène  pourrait se dire : ces deux-là ne pourront plus jamais pratiquer ensemble.  Le lendemain, on les voit arriver presque bras dessus-dessous…avant de recommencer à s’étriller.

Ah j’allais oublier Pierre. Il s’appuie sur une canne pour marcher quand il arrive. Dès qu’il franchit la porte de la salle, il cale sa canne sous l’aisselle et se dirige vers les vestiaires, bon pied bon œil. A l’extérieur, il marche comme s’il était poussé dans le dos par une force invisible. Cette « poussée » l’oblige à s’arrêter à chaque pas pour rétablir son équilibre à l’aide de sa canne. Dans la salle, il retrouve ses ressources. Peut-être que cette salle de sport est son lieu-refuge, l’endroit où l’attend son réservoir de capacités ! En observant Pierre, je m’imagine un grand panneau lumineux qui serait accroché à l’entrée de cette salle : «  Vous avez en vous toutes les ressources dont vous avez besoin pour réussir votre séance de sport ». Et un autre «  N’oubliez pas de poser vos ancrages ».

Au fait, comment imaginez-vous une salle de sports pour PNListes ?

 

Eugène Mpundu, juin 2019

info@moncoacheugene.fr;  https://moncoacheugene.fr

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La retraite, ma nouvelle vie

Vous êtes à 1,  2 ou 3 années de la retraite et vous vous dites : j’ai le temps de me préparer. Beaucoup de gens considèrent le départ à la retraite comme une fin. Certaines personnes utilisent l’expression « tomber en retraite » comme si on tombe malade ! Oui, c’est vrai, la retraite est une fin. C’est la fin de votre vie professionnelle et en même temps c’est le début d’une nouvelle étape dans votre vie. Il ne tient qu’à vous que cette étape soit heureuse, épanouissante et enrichissante. Pour que cela soit vraiment le cas, vous ne pouvez pas vous épargner un travail sur vos VALEURS.

Explorez vos valeurs pour savoir qu’est-ce qui est vraiment important pour vous est capitale pour passer une retraite « paisible ». Pendant ces quarante années ou plus d’activité professionnelle, votre vie a évolué, vous avez fondé une famille avec votre conjoint(e), vous avez construit ou acheté votre logement pour abriter votre foyer, vous avez acquis des biens matériels  nécessaires pour votre confort matériel. Vous avez tout cela. Et maintenant ?

Vous aurez bien compris que nous ne parlons pas ici des valeurs mobilières ou autres biens et objets de valeur que vous avez accumulés. La notion de valeur peut-être définie de plusieurs façons. Prenez n’importe quel dictionnaire et vous serez surpris par le nombre de définitions du terme « valeur ». Il y en a une qui me semble intéressant à retenir car il correspond bien au propos de cet article : « Caractère, qualité de ce qui est désiré, estimé parce que donné et jugé comme objectivement désirable ou estimable ». Une valeur est donc un choix déterminant qui guide une personne dans tous les aspects de sa vie.  Elle influence votre conduite et vos décisions. Connaître ses valeurs est important pour mener une vie « congruente ».  Une valeur est différente d’une qualité dans le sens où elle est plus déterminante que cette dernière. Prenons un exemple : si le « courage » est une valeur importante pour vous, cela signifie qu’au-delà d’être courageux vous-même, vous opterez pour des solutions qui mettent en avant cette qualité.

Une fois que vous avez fait l’inventaire de vos valeurs et que vous les avez hiérarchisées, il vous reste à évaluer leur niveau actuel de satisfaction et le niveau que vous souhaitez atteindre pour vous estimer « heureux » Par exemple, si vos valeurs sont : l’autonomie,  la solidarité, le plaisir intellectuel, le bien-être et la famille, vous pouvez les classer par ordre d’importance et obtenir la liste suivante :

  • Famille
  • Bien-être
  •  Autonomie
  •  Solidarité
  • Plaisir intellectuel. 

Si vous votre valeur « famille » est en tête de liste, vous n’allez certainement pas  passer votre retraite à 400 km de vos enfants et vos petits-enfants. Après ce travail d’évaluation, il vous reste à définir les projets relatifs à la satisfaction de chacune de vos valeurs.

Quand vous serez à la retraite, la non-satisfaction de vos valeurs générera certainement un mal-être perceptible, un mal-être que vous avez tenté de dissimuler tant bien que mal  durant toutes ces années par un investissement excessif dans votre travail. La promiscuité avec votre conjoint(e) va également provoquer certaines remises en question.

Vous pouvez vous en sortir tout(e) seul(e) à l’aide de certains ouvrages qui traitent des valeurs. Vous pouvez aussi faire le choix de vous faire accompagner par un coach de vie certifié. Plus tôt vous débuterez ce travail mieux vous vous sentirez quand l’heure viendra.

 

Eugène Mpundu, Coach de vie certifié. info@moncoacheugene.fr - +33 7 89 84 21 12

Photo by Aaron Burden on Unsplash

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