Je vous propose ici des textes de toute sorte: des nouvelles littéraires inédites, des contes métaphoriques, des compte-rendus de lecture, des articles sur des sujets touchant au bien-être. Vous êtes invité(e)s à me laisser vos commentaires.

 

Sidonie, le non jugement.

Photo by Tingey Injury Law Firm on Unsplash.com
Photo by Tingey Injury Law Firm on Unsplash.com

Elle est très fatiguée, Sidonie. Elle a l’impression que tout se ligue contre elle en ce moment. À commencer par son petit ami qui a décidé de retourner vivre dans son appartement à la fin du deuxième confinement alors que Sidonie espérait que les 45 jours passés sous le même toit allait consolider leur relation. Et son lave-linge qui n’essore plus ! Et le voyant de la chaudière installée il y a à peine deux mois qui clignote sans arrêt !  Et puis, c’est bien ainsi. Sidonie trouve que Théodore, son petit ami, n’est qu’un petit lâche. Il n’ose pas se décider ! Il préfère son petit train-train quotidien dans son petit appartement à une vie à deux ! Oui, il faut du courage pour s’engager ! Et d’ailleurs, c’est connu, les hommes manquent souvent de courage quand il faut s’engager pour…longtemps… pour ne pas dire ... pour la vie. Sidonie est dépitée mais elle aime Théodore. Si seulement il était plus courageux ! Et Sidonie s’en prend à elle-même aussi. Elle aimerait bien être "une fonceuse", être plus directe au lieu de toujours y aller par quatre chemins. Quand il lui a annoncé sa décision de regagner son appartement, elle n’a pas osé lui dire que pour elle c’était comme un retour à la case-départ ! Au contraire ! Elle lui a fait « ça nous fera du bien à tous les deux de prendre un peu de recul » ! « En guise de recul c’est vraiment un recul : une ou deux nuits chez l’un ou chez l’autre, c’est pas top » a-t-elle murmuré dans son for intérieur. Quoi ? Rien ! Et voilà qu’elle se traite de tous les noms : peureuse, lâche, « tu aurais dû lui dire de libérer son appartement et de venir s’installer chez toi,  et si ça se trouve, la promiscuité de ces 45 jours a brisé la magie du désir etc… »

Sidonie ! Cela ne t’avance à rien de ressasser ce qui s’est passé. Tu juges Théodore et tu te juges toi-même au lieu d’adopter une attitude d’observatrice de tes actes. Tu peux prendre le temps d’écouter ce que te dis Théodore et lui poser des questions pour l’aider à préciser sa pensée au lieu de te mettre à échafauder tes « contre-arguments » pendant qu’il s’exprime. Arguments que par ailleurs tu n’exprimeras pas ! Tu peux t’interroger sur les intentions positives qui se cachent derrière tes expériences.  

Cultiver la pleine conscience consiste à se préserver de juger ce qui est en train de se passer, à écouter pleinement son interlocuteur, à être présent, à « choisir » le moment présent.  

Sache, Sidonie, que la paix intérieure est difficile à atteindre si tu laisses ton esprit se fourvoyer dans le jugement de tes actes et de ceux des autres, des jugements souvent négatifs, rarement positifs.  

 

Respire profondément, complètement, observe tes pensées, tes émotions et tes sensations et tu verras les nuages qui assombrissent ta vie se dissiper pour  laisser la place aux éclaircies…

 

Eugène Mpundu, Coach de Vie.

0 commentaires

Pétronelle, l'esprit du débutant

Photo de Bruce Mars sur Unsplash.com
Photo de Bruce Mars sur Unsplash.com

Pétronelle trouve que sa vie est très répétitive. Son téléphone portable lui  rappelle tous les matins à 6h30 que c’est l’heure de se lever. Certains jours, quand elle a été sage la veille au soir, elle ouvre les yeux bien avant que le malicieux appareil n’émette la sonnerie annonciatrice du début de la journée, encore une, qui sera certainement aussi pourrie que les autres. Elle se lève, s’étire et s’en va vers la cuisine boire un verre d’eau. Elle met la machine à café en route, sort le nécessaire pour le petit déjeuner et se dirige vers la salle de bain. Elle fait quelques mouvements de gymnastique douce, une salutation au soleil qui très souvent n’est pas au rendez-vous, une douche rapide et ensuite elle s’habille. Il est déjà 7h45. Vite, il faut prendre le petit déjeuner avant le début du télétravail. Elle doit allumer son ordinateur et se connecter au réseau de son employeur pour signaler qu’elle est prête. Toutes les actions qu’elle effectue sur son ordinateur sont enregistrées, tous les sites qu’elle visite sont consignés dans un registre consultable par son chef à tout moment. Un tableau affiche les noms et les photos de ses collègues avec une pastille lumineuse qui indique leur présence ou absence devant leur écran. La pastille est rouge si la personne n’est pas connectée, orange si la personne est connectée mais n’est pas devant son ordinateur, jaune si la personne est devant son ordinateur et qu’elle est en conversation et verte si la personne travaille normalement…

Toute la sainte matinée, en fait, Pétronelle n’est pas là ! C’est son double qui est à l’œuvre. Pétronelle est dans ses pensées. Elle pense à la machine à café qui commence à déconner et qu’elle va devoir changer ! Pendant qu’elle prend son petit déjeuner, elle pense au panier à linge  sale qui commence à déborder. Sous la douche, Pétronelle pense déjà à son travail. Elle en a marre de ce système de surveillance mis en place par son employeur. Elle imagine ses collègues en train de critiquer son dernier rapport ! Quand elle s’installe devant son ordinateur pour commencer à travailler, Pétronelle est déjà très énervée. 

La petite heure de la pause déjeuner se déroule également de façon automatique : repas vite avalé, connexion sur les réseaux sociaux, et un ou deux épisodes de sa série préférée sur Netflix.

La routine de fin de journée est bien rodée : courses au mini-market du quartier, repas léger pour garder la ligne, réseaux sociaux, Netflix et dodo.

Oui Pétronelle, ta vie est très répétitive. Mais as-tu pensé qu’en ayant l’esprit du débutant, en vivant chaque instant de ta vie consciemment, tu améliorerais tes perceptions ? Avoir l’esprit du débutant, consiste à s’ouvrir, se dire qu’on ne sait rien et qu’on doit tout observer, tout réaliser comme si c’était la première fois, sans attente résultant des expériences passées, fussent-elles agréables ou décevantes !  La posture du débutant aide à voir les choses, les évènements, en adoptant un autre angle de vue.

Pétronelle, tu as certainement déjà vu un coucher de soleil, n’est pas ? Et bien la prochaine que tu verras un coucher de soleil, oublie que tu en as vu beaucoup ! Regarde ce coucher de soleil comme si c’était le premier de ta vie !

Demain matin quand tu seras sous ta douche, concentre-toi sur la sensation que te procure l’eau qui coule sur ta peau. Ferme les yeux et laisse-toi envahir par cette volupté ! Et fais comme si c’était la première fois que tu prends une douche. Quand tu t’installeras devant ton petit déjeuner, prends le temps de mâcher lentement ta tartine ou ta biscotte et redécouvre les saveurs que te transmettent tes papilles gustatives...comme si c’était la première fois. Et quand le soir venu, tu seras dans les bras de ton amoureux…

En adoptant la posture du débutant, tu te rendras compte que finalement, dans les actes répétitifs de la vie, se cachent parfois des pépites qui attendent d’être ramassées.

 

 

Eugène Mpundu, Coach de vie.

0 commentaires

Le matin, des questions, la vie !

Encore un matin où tu te poses des questions. Tu ouvres le volet de ta chambre. Le ciel est gris, la neige au sol, fondue ou molle selon les endroits, tient encore sur les toits de l’immeuble d’en face. Et tu prends une grande inspiration en gonflant bien le ventre. Les questions disparaissent. Et tu te rappelles  que la clé de la Présence, c’est de se relier à ses sensations, ne serait-ce que quelques secondes par-ci par-là.  Le simple fait de sentir tes pieds nus sur le parquet, de sentir le mouvement de ton pied gauche qui touche le sol par le talon, se déroule et se soulève pendant que le pied gauche se pose, cette sensation de ton corps qui se meut dans l’espace, c’est la vie. La vie qui se manifeste en toi. Et tu sens tes entrailles qui sont restées longtemps en position horizontale, tu sens tes entrailles reprendre leur place dans ton ventre… en émettant des bruits sourds. Tu avances jusqu’à la cuisine, sans allumer la lumière. Ton corps semble se déplacer tout seul, il connaît le chemin.  Les questions reviennent. Tu te sers un verre d’eau au robinet. Tu le portes à ta bouche. Tu bois une gorgée. Tu te concentres sur les sensations que te procure le contact de l’eau avec ta langue, tes dents, ton gosier. Les questions disparaissent. Elles reviendront. Et tu y répondras. Tu sauras laisser parler ta spontanéité. Car tu es entrain d’apprendre à t’écouter, à écouter ton corps. Tu apprends que ton corps peut te fournir la réponse aux questions que tu te poses avant même que ton mental ne se mettre à échafauder des arguments pour ou contre.  Et si la spontanéité était la clé de la présence ? Tu apprécies d’être en vie et tu t’apprêtes à profiter de cette journée ... en pleine conscience…

Eugène Mpundu, Coach de Vie.

0 commentaires

Mais moi, personne ne m'aime !

Photo de André Mouton sur unsplash.com
Photo de André Mouton sur unsplash.com

Vous avez certainement  déjà entendu cette phrase dans votre entourage familial, professionnel ou social.  Peut-être l’avez-vous déjà prononcé vous-même à un moment de désespoir. Généralement, dans ce contexte, le mot « personne » vise une personne en particulier, ou un groupe de personnes.  Cette phrase indique une frustration, une attente qui n’est pas satisfaite. Ou peut-être simplement, un besoin d’entrer en relation, de susciter la réaction de son entourage qui va s’épandre en « mais si on t’aime » dégoulinant de bons sentiments.

La personne qui s’exclame ainsi devrait se poser la question de savoir si elle s’aime elle-même ! C’est la base de tout. S’aimer « inconditionnellement » est le premier critère à remplir pour accroître son bien-être et ne pas faire dépendre son bonheur de quelqu’un d’autre. S’aimer, c’est donner à son enfant intérieur tout l’amour qu’il mérite et qu’il n’a pas toujours reçu. L’enfant intérieur ? C’est une notion qui rassemble les différentes facettes de vous-même qui ont vécu des expériences souvent douloureuses, parfois même traumatisantes, durant votre enfance, mais également dans l’adolescence ou à l’âge adulte. Si vous ne vous aimez pas, votre enfant intérieur a probablement manqué de quelque chose et il continue de vivre en vous, en éprouvant ce manque qui se manifeste par un sentiment permanent  de frustration, par des troubles paranoïdes et d’autres névroses.

Que faire ? Apprendre à s’aimer. Oui il s’agit d’un apprentissage parfois long qui nécessite de la persévérance. Vous pouvez commencer par pratiquer régulièrement l’exercice de « L’enfant intérieur » qui permet de guérir les mémoires de souffrance qui nous encombre encore. Une recherche sur Internet vous fournira des ressources qu’il faut ensuite trier… Vous pouvez aussi pratiquer l’exercice qui consiste à se regarder dans un miroir, en plein dans les yeux comme si on voulait voir l’âme qui se cache derrière, avec bienveillance, pendant 2 à 3 minutes. Il ne s’agit pas de se regarder dans le miroir comme on le fait quand on se maquille ou quand on se rase le matin. En se regardant avec amour, on apprend à s’aimer et croyez-moi, pour avoir fait faire cet exercice à certaines de mes clientes, ce n’est pas si évident !

 

La meilleure solution consiste à se faire accompagner par un professionnel, un coach de vie ou un psychothérapeute qui vous aidera à rétablir cette estime de vous-même qui a été mise à mal par les souffrances et  les difficultés auxquelles vous avez dû faire face au cours de votre vie et à vous armer pour affronter le futur.

Eugène Mpundu, Coach de Vie.

0 commentaires

Et si c'était le moment de ...

Vous avez repris le travail. Les enfants ont repris l'école. Il y a tout de même quelque chose qui vous gêne. Vous avez l'impression d'avoir perdu vos repères. L'alternance "télétravail - travail sur site" que vous avez appelé de tous vos vœux vous perturbe plus qu’autre chose. Quand vous êtes au bureau, vous pensez à la liberté dont vous jouissez en travaillant à la maison. Et quand vous êtes en télétravail vous regrettez le calme et le confort du bureau. Et votre mal de dos a lui aussi fait sa rentrée. C’est peut-être le travail que vous faites qui ne vous convient plus… Ce travail est bien rémunéré et vous permet de payer les traites de votre maison. Donc on y touche pas même si…  Et cette petite bestiole qui a réussi à vous enfermer chez vous pendant près de deux mois est toujours présent et fait toujours couler autant d'encre et de salive ! Impossible d'échapper aux polémiques qu'elle génère et qui parfois vous agacent ! Vous vous sentez perdu ! Et vous râlez pour un oui et pour un non. Et vous vous demandez comment font les autres pour tenir ! 

Que faire ? C'est peut-être le moment de faire le point sur ce qui est vraiment important pour vous: vos valeurs et vos critères. C'est le moment d'adopter des petites habitudes qui vous permettront de mieux apprécier la vie. C'est le moment de vivre en pleine conscience. Par où commencer ? Vous avez le choix entre lire des tonnes de livres sur le développement personnel, ces mêmes livres qui commencent à s'entasser sur votre table de chevet... ou contacter un coach de vie qui saura vous accompagner. Un coach de vie qui a du vécu. Qui a utilisé dans sa vie les méthodes qu'il transmet aux personnes qu'il accompagne.

 

Vous avez en vous toutes les ressources dont vous avez besoin pour aller mieux !

0 commentaires