Je vous propose ici des textes de toute sorte: des nouvelles littéraires inédites, des contes métaphoriques, des compte-rendus de lecture, des articles sur des sujets touchant au bien-être. Vous êtes invité(e)s à me laisser vos commentaires.

 

Ma vie, mon travail, ma motivation

Pendant ma formation en coaching, j’ai appris qu’il y a cinq éléments à prendre en compte pour évaluer sa motivation pour l’emploi que l’on exerce: la rémunération, la reconnaissance, le statut, la sécurité, les responsabilités.

On peut donc choisir son emploi en fonction du niveau de satisfaction de ces cinq critères ou mieux du critère qui semble le plus important au moment où l’on doit se décider. Ainsi, une personne qui débute sa vie professionnelle privilégiera peut-être la rémunération alors qu’une autre tablera plutôt sur la sécurité de l’emploi. Ces critères de motivation, sont importants et peuvent parfois coïncider avec nos valeurs, nos « Critères » avec un grand « C », ces références primordiales qui constituent les pierres angulaires de notre vie. Quand les critères de motivation sont très éloignés de nos valeurs, nous finissons par ressentir un mal-être que nous avons parfois du mal à expliquer parce que, vu de l’extérieur, « tout va bien Madame La Marquise ! ».

Dans mes coachings, je raconte souvent l’histoire d’un de mes proches. Cet homme persévérant et travailleur est électricien de métier. Il avait créé une première entreprise d’électricité qui n’a tenu que deux petites années. S’en est suivi une période de dépression au bout  de laquelle il était ressorti plus motivé que jamais et s’était lancé dans la création d’une nouvelle entreprise d’électricité. Il ne se voyait pas exercer un autre métier. Et une fois de plus, pour des multiples raisons, son entreprise fit de nouveau faillite. Cette fois-ci, notre bonhomme  prit une grande décision, LA décision de sa vie : il ne créera plus jamais d’entreprise. Il se fit embaucher comme salarié dans un gros établissement d’électricité. La paie tombait régulièrement tous les mois, il pouvait prendre des congés et partir en vacances et profiter de ses week-ends en famille. Au bout d’une année, notre ami commença à se plaindre à son entourage d’un mal-être qu’il n’arrivait pas à expliquer. Il culpabilisait devant le fait qu’il avait un « super emploi » alors que le taux de chômage était très élevé dans sa région et que malgré tout « ça n’allait pas ».  " Aller voir un psy ? Ah non, je ne suis pas fou se disait-il. Cela finira par se tasser". Mais plutôt que de se « tasser », son mal-être empira et commença à se répercuter sur la qualité de son travail et ses relations avec ses collègues. Finalement, devant l’insistance de son épouse, il alla voir un coach de vie. Au bout de la deuxième séance, il fit une découverte qui allait changer sa vie:  la  « Liberté » était sa valeur « phare », située  tout en haut de son échelle de valeurs, suivie de près par l’indépendance. Quelques mois plus tard, notre électricien était à la tête d’une entreprise d’électricité prospère et cela maintenant fait huit années qu’il se sent apaisé malgré les journées de travail surchargées et des week-ends à moitié consumés par le travail !

Et vous, où en-êtes-vous avec votre travail ? Où en-êtes-vous avec vos valeurs ? Quelle est votre valeur phare ? Est-elle satisfaite par votre travail actuel ?

Vous pouvez choisir de faire un travail sur vos motivations et vos valeurs en vous aidant des ressources qui existent sur Internet ou ailleurs. Vous pouvez aussi décider de vous faire accompagner par un coach.

 

Je m’appelle Eugène Mpundu, je suis Coach de Vie.

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Marinette, fais-toi confiance

Photo de Toa Heftiba sur unsplash.com
Photo de Toa Heftiba sur unsplash.com

Marinette, je t’entends souvent dire :  « je ne vais pas y arriver, c’est trop dur ! Mais comment font celles qui y arrivent ? Moi j’en suis incapable. » Et pourtant tu as fait des études supérieures, me semble-t-il ? Tu as été reçue avec mention, si mes souvenirs sont bons ! Quoi, c’était une filière facile ? Ok.  Admettons ! Tu as un travail qui certes ne t’emballe pas mais qui te permet de vivre correctement, non ?  Quoi ? Les RH de cette boîte t’ont posé deux ou trois questions vite fait et ont retenu ta candidature ? Ok. Alors dis-moi, si tu es si nulle que ça, combien as-tu payé la personne qui a passé tes examens à ta place ? Et comment se fait-il que la personne qui t’a fait passer l’entretien d’embauche a choisi de prendre la plus nulle des candidates pour ce poste de « contrôleur de gestion ? »  Et ces deux garnements qui courent partout dans ta maison et qui sèment la vie à chacun de leur pas, ils se sont élevés tout seuls ? Ils sont super actifs ? Tu as du mal avec eux ? Tu aimerais qu’ils soient doux comme des agneaux ? Oui, Marinette, j’exagère ! Pour te faire comprendre que tu as en toi des ressources que tu refuses de mobiliser quand tu en as besoin.

Fais-toi confiance Marinette ! La confiance en soi est la prédictibilité qu’une action qu’on va entreprendre a toutes les chances de réussir parce qu’on se sent capable de la mener à bien, parce qu’on a en tête ses réussites antérieures et la satisfaction qu’on a ressenti après ces accomplissements, parce qu’on sait qu’on a de la valeur et qu’on a des qualités requises pour réussir.

La confiance en soi et l’estime de soi fonctionnent  comme deux vases communicants. Plus on réussit des actions, plus on augmente l’estime de soi, cette valeur qu’on s’accorde à soi-même comme un être humain qui a des droits et aussi des devoirs.

Marinette, tu me donnes l’impression de flirter avec le « syndrome de l’imposteur », cet état d’esprit qui consiste à se trouver nul, à refuser les compliments alors qu’on a pourtant des belles réussites à son compte.

Quand tu sors de ta zone de confort, c’est normal que tu te sentes en manque de confiance, le temps de t’adapter à cette nouvelle situation, ce nouveau contexte. Le terme « zone de confort »  représente tes routines, tes habitudes, les endroits que tu as l’habitude de fréquenter mais aussi l’ensemble de tes croyances, tes connaissances, tes capacités, toutes les convictions issues de ton expérience et ton éducation et des injonctions que tu te fais ou qu’on t’a faites durant ton enfance et ton adolescence.

Que faire pour retrouver cette confiance en toi que tu sembles avoir perdue ?  Commence par te poser ces quelques questions  et y répondre sans complaisance :

  • D'où je viens (mes débuts, les difficultés traversées etc…)?          
  • Où suis-je maintenant?  
  •  Où vais-je (mon objectif, ce que je veux vraiment) ?  
  • Qu'est-ce qui en moi m'empêche d'avancer (mes « démons », mes qualités, mes zones d’ombre)?    
  • Quelles sont mes ressources internes (capacités, qualités…) et externes (personnes sur qui je peux compter…) ?

 

 

Oui, j’ai dit sans complaisance ! Je sais que c’est difficile quand on travaille sur soi, de s’empêcher de balayer certaines questions d’un revers de la main. C’est pour cela que je me propose de t’accompagner pour t'aider à retrouver la Marinette d’avant, qui, malgré les apparences, est toujours là, en toi, même si tu lui laisses très peu de place en ce moment.  Prends soin de toi !

Je m’appelle Eugène Mpundu, je suis Coach de Vie. 

 

PS: Marinette, je sais que tu n'existes que dans mon imagination, quoique...

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Sidonie, le non jugement.

Photo by Tingey Injury Law Firm on Unsplash.com
Photo by Tingey Injury Law Firm on Unsplash.com

Elle est très fatiguée, Sidonie. Elle a l’impression que tout se ligue contre elle en ce moment. À commencer par son petit ami qui a décidé de retourner vivre dans son appartement à la fin du deuxième confinement alors que Sidonie espérait que les 45 jours passés sous le même toit allait consolider leur relation. Et son lave-linge qui n’essore plus ! Et le voyant de la chaudière installée il y a à peine deux mois qui clignote sans arrêt !  Et puis, c’est bien ainsi. Sidonie trouve que Théodore, son petit ami, n’est qu’un petit lâche. Il n’ose pas se décider ! Il préfère son petit train-train quotidien dans son petit appartement à une vie à deux ! Oui, il faut du courage pour s’engager ! Et d’ailleurs, c’est connu, les hommes manquent souvent de courage quand il faut s’engager pour…longtemps… pour ne pas dire ... pour la vie. Sidonie est dépitée mais elle aime Théodore. Si seulement il était plus courageux ! Et Sidonie s’en prend à elle-même aussi. Elle aimerait bien être "une fonceuse", être plus directe au lieu de toujours y aller par quatre chemins. Quand il lui a annoncé sa décision de regagner son appartement, elle n’a pas osé lui dire que pour elle c’était comme un retour à la case-départ ! Au contraire ! Elle lui a fait « ça nous fera du bien à tous les deux de prendre un peu de recul » ! « En guise de recul c’est vraiment un recul : une ou deux nuits chez l’un ou chez l’autre, c’est pas top » a-t-elle murmuré dans son for intérieur. Quoi ? Rien ! Et voilà qu’elle se traite de tous les noms : peureuse, lâche, « tu aurais dû lui dire de libérer son appartement et de venir s’installer chez toi,  et si ça se trouve, la promiscuité de ces 45 jours a brisé la magie du désir etc… »

Sidonie ! Cela ne t’avance à rien de ressasser ce qui s’est passé. Tu juges Théodore et tu te juges toi-même au lieu d’adopter une attitude d’observatrice de tes actes. Tu peux prendre le temps d’écouter ce que te dis Théodore et lui poser des questions pour l’aider à préciser sa pensée au lieu de te mettre à échafauder tes « contre-arguments » pendant qu’il s’exprime. Arguments que par ailleurs tu n’exprimeras pas ! Tu peux t’interroger sur les intentions positives qui se cachent derrière tes expériences.  

Cultiver la pleine conscience consiste à se préserver de juger ce qui est en train de se passer, à écouter pleinement son interlocuteur, à être présent, à « choisir » le moment présent.  

Sache, Sidonie, que la paix intérieure est difficile à atteindre si tu laisses ton esprit se fourvoyer dans le jugement de tes actes et de ceux des autres, des jugements souvent négatifs, rarement positifs.  

 

Respire profondément, complètement, observe tes pensées, tes émotions et tes sensations et tu verras les nuages qui assombrissent ta vie se dissiper pour  laisser la place aux éclaircies…

 

Eugène Mpundu, Coach de Vie.

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Pétronelle, l'esprit du débutant

Photo de Bruce Mars sur Unsplash.com
Photo de Bruce Mars sur Unsplash.com

Pétronelle trouve que sa vie est très répétitive. Son téléphone portable lui  rappelle tous les matins à 6h30 que c’est l’heure de se lever. Certains jours, quand elle a été sage la veille au soir, elle ouvre les yeux bien avant que le malicieux appareil n’émette la sonnerie annonciatrice du début de la journée, encore une, qui sera certainement aussi pourrie que les autres. Elle se lève, s’étire et s’en va vers la cuisine boire un verre d’eau. Elle met la machine à café en route, sort le nécessaire pour le petit déjeuner et se dirige vers la salle de bain. Elle fait quelques mouvements de gymnastique douce, une salutation au soleil qui très souvent n’est pas au rendez-vous, une douche rapide et ensuite elle s’habille. Il est déjà 7h45. Vite, il faut prendre le petit déjeuner avant le début du télétravail. Elle doit allumer son ordinateur et se connecter au réseau de son employeur pour signaler qu’elle est prête. Toutes les actions qu’elle effectue sur son ordinateur sont enregistrées, tous les sites qu’elle visite sont consignés dans un registre consultable par son chef à tout moment. Un tableau affiche les noms et les photos de ses collègues avec une pastille lumineuse qui indique leur présence ou absence devant leur écran. La pastille est rouge si la personne n’est pas connectée, orange si la personne est connectée mais n’est pas devant son ordinateur, jaune si la personne est devant son ordinateur et qu’elle est en conversation et verte si la personne travaille normalement…

Toute la sainte matinée, en fait, Pétronelle n’est pas là ! C’est son double qui est à l’œuvre. Pétronelle est dans ses pensées. Elle pense à la machine à café qui commence à déconner et qu’elle va devoir changer ! Pendant qu’elle prend son petit déjeuner, elle pense au panier à linge  sale qui commence à déborder. Sous la douche, Pétronelle pense déjà à son travail. Elle en a marre de ce système de surveillance mis en place par son employeur. Elle imagine ses collègues en train de critiquer son dernier rapport ! Quand elle s’installe devant son ordinateur pour commencer à travailler, Pétronelle est déjà très énervée. 

La petite heure de la pause déjeuner se déroule également de façon automatique : repas vite avalé, connexion sur les réseaux sociaux, et un ou deux épisodes de sa série préférée sur Netflix.

La routine de fin de journée est bien rodée : courses au mini-market du quartier, repas léger pour garder la ligne, réseaux sociaux, Netflix et dodo.

Oui Pétronelle, ta vie est très répétitive. Mais as-tu pensé qu’en ayant l’esprit du débutant, en vivant chaque instant de ta vie consciemment, tu améliorerais tes perceptions ? Avoir l’esprit du débutant, consiste à s’ouvrir, se dire qu’on ne sait rien et qu’on doit tout observer, tout réaliser comme si c’était la première fois, sans attente résultant des expériences passées, fussent-elles agréables ou décevantes !  La posture du débutant aide à voir les choses, les évènements, en adoptant un autre angle de vue.

Pétronelle, tu as certainement déjà vu un coucher de soleil, n’est pas ? Et bien la prochaine que tu verras un coucher de soleil, oublie que tu en as vu beaucoup ! Regarde ce coucher de soleil comme si c’était le premier de ta vie !

Demain matin quand tu seras sous ta douche, concentre-toi sur la sensation que te procure l’eau qui coule sur ta peau. Ferme les yeux et laisse-toi envahir par cette volupté ! Et fais comme si c’était la première fois que tu prends une douche. Quand tu t’installeras devant ton petit déjeuner, prends le temps de mâcher lentement ta tartine ou ta biscotte et redécouvre les saveurs que te transmettent tes papilles gustatives...comme si c’était la première fois. Et quand le soir venu, tu seras dans les bras de ton amoureux…

En adoptant la posture du débutant, tu te rendras compte que finalement, dans les actes répétitifs de la vie, se cachent parfois des pépites qui attendent d’être ramassées.

 

 

Eugène Mpundu, Coach de vie.

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Le matin, des questions, la vie !

Encore un matin où tu te poses des questions. Tu ouvres le volet de ta chambre. Le ciel est gris, la neige au sol, fondue ou molle selon les endroits, tient encore sur les toits de l’immeuble d’en face. Et tu prends une grande inspiration en gonflant bien le ventre. Les questions disparaissent. Et tu te rappelles  que la clé de la Présence, c’est de se relier à ses sensations, ne serait-ce que quelques secondes par-ci par-là.  Le simple fait de sentir tes pieds nus sur le parquet, de sentir le mouvement de ton pied gauche qui touche le sol par le talon, se déroule et se soulève pendant que le pied gauche se pose, cette sensation de ton corps qui se meut dans l’espace, c’est la vie. La vie qui se manifeste en toi. Et tu sens tes entrailles qui sont restées longtemps en position horizontale, tu sens tes entrailles reprendre leur place dans ton ventre… en émettant des bruits sourds. Tu avances jusqu’à la cuisine, sans allumer la lumière. Ton corps semble se déplacer tout seul, il connaît le chemin.  Les questions reviennent. Tu te sers un verre d’eau au robinet. Tu le portes à ta bouche. Tu bois une gorgée. Tu te concentres sur les sensations que te procure le contact de l’eau avec ta langue, tes dents, ton gosier. Les questions disparaissent. Elles reviendront. Et tu y répondras. Tu sauras laisser parler ta spontanéité. Car tu es entrain d’apprendre à t’écouter, à écouter ton corps. Tu apprends que ton corps peut te fournir la réponse aux questions que tu te poses avant même que ton mental ne se mettre à échafauder des arguments pour ou contre.  Et si la spontanéité était la clé de la présence ? Tu apprécies d’être en vie et tu t’apprêtes à profiter de cette journée ... en pleine conscience…

Eugène Mpundu, Coach de Vie.

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