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Mais moi, personne ne m'aime !

Photo de André Mouton sur unsplash.com
Photo de André Mouton sur unsplash.com

Vous avez certainement  déjà entendu cette phrase dans votre entourage familial, professionnel ou social.  Peut-être l’avez-vous déjà prononcé vous-même à un moment de désespoir. Généralement, dans ce contexte, le mot « personne » vise une personne en particulier, ou un groupe de personnes.  Cette phrase indique une frustration, une attente qui n’est pas satisfaite. Ou peut-être simplement, un besoin d’entrer en relation, de susciter la réaction de son entourage qui va s’épandre en « mais si on t’aime » dégoulinant de bons sentiments.

La personne qui s’exclame ainsi devrait se poser la question de savoir si elle s’aime elle-même ! C’est la base de tout. S’aimer « inconditionnellement » est le premier critère à remplir pour accroître son bien-être et ne pas faire dépendre son bonheur de quelqu’un d’autre. S’aimer, c’est donner à son enfant intérieur tout l’amour qu’il mérite et qu’il n’a pas toujours reçu. L’enfant intérieur ? C’est une notion qui rassemble les différentes facettes de vous-même qui ont vécu des expériences souvent douloureuses, parfois même traumatisantes, durant votre enfance, mais également dans l’adolescence ou à l’âge adulte. Si vous ne vous aimez pas, votre enfant intérieur a probablement manqué de quelque chose et il continue de vivre en vous, en éprouvant ce manque qui se manifeste par un sentiment permanent  de frustration, par des troubles paranoïdes et d’autres névroses.

Que faire ? Apprendre à s’aimer. Oui il s’agit d’un apprentissage parfois long qui nécessite de la persévérance. Vous pouvez commencer par pratiquer régulièrement l’exercice de « L’enfant intérieur » qui permet de guérir les mémoires de souffrance qui nous encombre encore. Une recherche sur Internet vous fournira des ressources qu’il faut ensuite trier… Vous pouvez aussi pratiquer l’exercice qui consiste à se regarder dans un miroir, en plein dans les yeux comme si on voulait voir l’âme qui se cache derrière, avec bienveillance, pendant 2 à 3 minutes. Il ne s’agit pas de se regarder dans le miroir comme on le fait quand on se maquille ou quand on se rase le matin. En se regardant avec amour, on apprend à s’aimer et croyez-moi, pour avoir fait faire cet exercice à certaines de mes clientes, ce n’est pas si évident !

 

La meilleure solution consiste à se faire accompagner par un professionnel, un coach de vie ou un psychothérapeute qui vous aidera à rétablir cette estime de vous-même qui a été mise à mal par les souffrances et  les difficultés auxquelles vous avez dû faire face au cours de votre vie et à vous armer pour affronter le futur.

Eugène Mpundu, Coach de Vie.

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Et si c'était le moment de ...

Vous avez repris le travail. Les enfants ont repris l'école. Il y a tout de même quelque chose qui vous gêne. Vous avez l'impression d'avoir perdu vos repères. L'alternance "télétravail - travail sur site" que vous avez appelé de tous vos vœux vous perturbe plus qu’autre chose. Quand vous êtes au bureau, vous pensez à la liberté dont vous jouissez en travaillant à la maison. Et quand vous êtes en télétravail vous regrettez le calme et le confort du bureau. Et votre mal de dos a lui aussi fait sa rentrée. C’est peut-être le travail que vous faites qui ne vous convient plus… Ce travail est bien rémunéré et vous permet de payer les traites de votre maison. Donc on y touche pas même si…  Et cette petite bestiole qui a réussi à vous enfermer chez vous pendant près de deux mois est toujours présent et fait toujours couler autant d'encre et de salive ! Impossible d'échapper aux polémiques qu'elle génère et qui parfois vous agacent ! Vous vous sentez perdu ! Et vous râlez pour un oui et pour un non. Et vous vous demandez comment font les autres pour tenir ! 

Que faire ? C'est peut-être le moment de faire le point sur ce qui est vraiment important pour vous: vos valeurs et vos critères. C'est le moment d'adopter des petites habitudes qui vous permettront de mieux apprécier la vie. C'est le moment de vivre en pleine conscience. Par où commencer ? Vous avez le choix entre lire des tonnes de livres sur le développement personnel, ces mêmes livres qui commencent à s'entasser sur votre table de chevet... ou contacter un coach de vie qui saura vous accompagner. Un coach de vie qui a du vécu. Qui a utilisé dans sa vie les méthodes qu'il transmet aux personnes qu'il accompagne.

 

Vous avez en vous toutes les ressources dont vous avez besoin pour aller mieux !

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Chemin de Compostelle, Voie d'Arles, Juin-juillet-2020

Je suis de retour à Thionville depuis une semaine. Pour celles et ceux qui aiment les chiffres, j'ai parcouru +/- 728 km à pied pendant 28 jours, soit une moyenne de 26 km par jour. Mais ce n'est pas cela le plus important. Une fois de plus, le Chemin de Compostelle m'a appris beaucoup de choses et conforté des apprentissages issus de mes précédents Chemins. Je suis parti d'Arles le mardi 23 juin et j'ai marché jusqu'à Oloron-Sainte-Marie. J'ai vécu différentes expériences que ceux qui sont en contact FB avec moi ont pu suivre au jour le jour. Dormir chaque nuit dans un lieu différent, défaire et refaire son sac tous les soirs et tous les matins, ne pas savoir où j'allais dormir certains jours et ne dormir que d'un œil parce que je ne me sentais pas en sécurité certaines nuits: ces expériences m'ont appris l'abnégation. L'expression "à chaque jour suffit sa peine" a vraiment pris tout son sens durant ce périple.

La nouveauté sur ce Chemin c'est la traversée des grandes villes comme Montpellier et Toulouse et des villes moyennes comme Castres et Auch. Dans ces villes j'ai expérimenté la vulnérabilité de celui qui n'est pas comme tout le monde. Avec mon sac-à-dos, mes bâtons de marche, mes chaussures crottées, ma casquette qui jadis fut noire je faisais un peu désordre sur les trottoirs étroits de Toulouse et certains passants me le faisaient remarquer. Dans cette autre petite ville, ou plutôt un grand village, quand je me suis installé sur un banc public pour manger ma pizza et que j'ai offert une tranche à un clochard dont j'avais probablement "piqué" la place, j'ai observé des regards de désapprobation de certains passants. Le clochard est resté debout à côté de moi, n’osant pas s’asseoir. Il a refusé de prendre une deuxième part de pizza. Il m'a dit: "je vous en prendrai plus la prochaine fois, pour l'instant je dois aller chercher des toilettes". Il savait bien qu'il n'y aura pas de prochaine fois. A moins que ... Je me suis senti mal quand j'ai vu des tentes similaires à la mienne plantées aux  abords de Toulouse près du canal du Midi, tentes dans lesquelles vivaient apparemment des gens dont c'était le domicile « provisoire ». Pendant que je jouais à me faire peur à dormir dans une tente, d'autres y passaient leur vie. J'avais aussi mes moments de fierté comme quand j'ai aidé une personne âgée qui est tombée de son vélo à se relever et à se remettre en selle. Cette personne m’a promis de me téléphoner quand elle arrivera chez elle. Et elle l’a fait.

Une fois de plus, j'ai ressenti le bonheur de poser mon sac, un bonheur léger qui fait pousser des ailes à quiconque l’expérimente au propre comme au figuré. Quand on pose son sac, le corps est un peu désemparé et se demande ce qu’il se passe. Les premiers pas sont un peu hésitants. On a peur de s’envoler. Et puis, tout doucement, on ressent cette fraîcheur dans le dos, à l’endroit où repose habituellement le sac, fraîcheur qui agit comme une tape pour dire au corps : « c’est bon les gars, on a quelques minutes de répit, profitons-en » !

Le contexte sanitaire a fait qu’il n’y avait pas beaucoup de Pèlerins sur ce Chemin. Je n’ai pas fait beaucoup de rencontres. J’ai surtout rencontré des jeunes : une jeune femme de 29 ans spécialisée dans des interventions humanitaires dans des zones « difficiles »  (Syrie, Irak, Birmanie, Bangladesh, Soudan , Corne de l’Afrique… ) qui faisait le Chemin en attendant sa prochaine mission ; un jeune Italien de 24 ans originaire de Rome, un jeune Russe polyglotte qui parle cinq langues dont le français et un couple de jeunes Sud-Africains. Je faisais office de « patriarche » devant cette bande de jeunes surtout le soir où on est tous descendu dans le même gîte, soir où Luigi le jeune Italien nous a préparé des spaghettis  délicieux !

J’ai appris à écouter mon corps, « mon équipe ». Mes pieds n’ont jamais été aussi chouchoutés que sur le Chemin. J’ai appris l’humilité : il m’est arrivé plusieurs fois d’aller frapper à la porte des riverains du Chemin pour demander qu’on me remplisse ma gourde. J’ai perfectionné ma technique de méditation en marchant, j’ai expérimenté la marche en pleine conscience et le travail de la présence en soi. 

 

Pour l’année prochaine, je ne sais pas encore ni où ni quand je vais marcher. Mais une chose est certaine : je retournerai sur le Chemin de Compostelle !

 

Eugène Mpundu

Coach de vie.

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Anxieuse moi ? Jamais !

Anxieuse moi? Jamais !
Photo by Kat J on Unsplash

Le confinement, du moins tel que nous l’avons connu, est terminé depuis quelques jours. Force est de constater que les torrents d’encre et de salive qui irriguent la peur sont encore tumultueux.   Il est donc légitime de se poser des questions sur l’avenir.  Qu’est-ce qui va se passer après ?

Cette période que nous venons de vivre a parfois mis notre mental à rude épreuve : fatigue émotionnelle, troubles du sommeil, stress, peur de l’autre, troubles de l’humeur, altération du jugement etc… Et ici j’aurais bien voulu pouvoir écrire : tout cela est maintenant derrière nous. Ce serait mentir que d’affirmer cela. Même si tout cela était vraiment derrière nous, ce qui est vrai pour les personnes qui ont bien pris soin d’elles-mêmes, il persiste tout de même un sentiment diffus d’inquiétude.  

Une inquiétude qui s’accompagne de fatigue, d’irritabilité, de manque de concentration et d’incapacité à contrôler les situations. C’est l’anxiété. Elle se manifeste aussi par des palpitations cardiaques, de la tension musculaire,  une sensation d’étouffement, de la transpiration excessive, des bouffées de chaleur et de froid, une sensation de boule dans la gorge ou des nœuds dans l’estomac, des insomnies…

L’anxiété est une peur sans raison valable.  La peur est utile et adaptative car elle obéit à un mécanisme biologique dont le but est de nous protéger, de garantir notre survie en nous faisant prendre conscience d’une menace pour déclencher la réaction appropriée. Quand ce système de défense se dérègle, il surestime le danger et réagit de façon disproportionnée.

L’abondance d’informations souvent contradictoires que nous connaissons actuellement est très anxiogène. Comme nous ne sommes pas égaux devant l’anxiété, certaines personnes vont y plonger pendant que d’autres tiendront le coup tant bien que mal. En effet, les troubles anxieux  (c’est le terme médical) sont davantage présents chez les personnes divorcées ou séparées, les individus veufs, vivant seuls ou sans enfants, chômeurs ou inactifs, à revenus faibles, ou encore établis en milieu urbain. Les événements de vie traumatisants (maladie ou perte d’un être cher, séparation affective précoce, accident, agression, etc.) ou jugés comme négatifs font grimper également le risque de développer un trouble anxieux. Le dé-confinement actuel, avec toutes les imprécisions qui l’accompagnent, est un facteur déclencheur ou aggravant du fait de l’incertitude face au futur, de l’impossibilité de planifier quelque chose pour après… Et cela peut concerner tout le monde, pas seulement les personnes « à risque » citées ci-haut.

Que vous soyez anxieuse ou pas, les conseils suivant peuvent vous être utiles :  

-          Une alimentation saine : éviter (ou réduire)  le café, l’alcool, les graisses ;

-          Une pratique sportive régulière ;

-          Respiration consciente : cohérence cardiaque ou yoga,  pleine conscience ;

-          Relaxation ;

-          Autohypnose.

 

 Pourquoi ne pas profiter de cette période transitoire pour faire le point sur vos valeurs et vos croyances ? Votre anxiété cache peut-être quelque chose de plus profond ! Le moment est bien choisi pour un coaching génératif.

Eugène Mpundu, Coach de Vie

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Oui mais, ça dépend !

Ce titre vous fait sourire? Ah je vois. Cette expression vous fait penser à quelqu’un, n’est-ce pas ? Un(e) collègue de travail ou pire une personne avec laquelle vous êtes confiné(e) ? Quoi ? C’est difficile de mener une conversation sereine avec cette personne ?  En effet, il y a de quoi perdre patience. Vous aimeriez bien qu’elle vous réponde simplement : « oui, tu as raison » quitte à rajouter « et en plus… ». Non, pas « et en même temps » car cette expression est désormais une marque déposée… Suivez mon regard…

« Oui, mais » n’est pas seulement un tic de langage. C’est aussi le titre d’un film de Yves Lavandier sorti en 2001  avec Gerard Jugnot et la toute jeune Emilie Dequenne. Je vous recommande vivement cet excellent film si vous ne l’avez jamais vu.

« Oui, mais » c’est surtout l’expression préférée des personnes qui ont un « profil » que l’on nomme en Programmation Neurolinguitique  « MISMATCH ». Dans leur processus de traitement de l’information, ces personnes s’intéressent d’abord à ce qui manque, aux différences, aux inconvénients, à ce qui ne va pas, quitte à revenir à l’essentiel après coup. Dans l’absolu, ce n’est pas forcément un défaut. Un pilote d’avion par exemple a intérêt à voir tout ce qui ne va pas pour mener ses passagers à bon port ! C’est quand cette caractéristique est exagérée qu’elle devient gênante pour la personne elle-même et pour son entourage.

Que faire pour dialoguer sereinement avec une personne « mismatch » ?

-          Ne pas s’acharner à obtenir un « oui » de sa part ;

-          Lui poser des questions négatives pour obtenir un « si ». Exemple : « j’ai envie de regarder un polar ce soir. Je crois bien que ça n’intéresse pas. »

-          Garder son calme, reformuler sa question.

-          Observer le langage  non-verbal : la gestuelle, les intonations de la voix, les mimiques… « Oui, mais… » ne veut pas forcément dire « non » et ce n’est pas tout à fait un « oui »…

-          Ecouter activement son interlocuteur si on veut éviter de recevoir en pleine figure « et comme d’habitude tu ne m’écoutes pas »… dans ce cas ce n’est pas la peine de reformuler mot à mot ce que l’interlocuteur vient de dire car votre casquette de « mal écoutant », vous allez la portez pendant toute la soirée…

Oui mais que faire vraiment ? Etre patient, s’adapter, écouter encore et encore…

Eugène Mpundu,  Coach de Vie

 

Photo by Sarah Kilian on Unsplash

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