Je vous propose ici des textes de toute sorte: des nouvelles littéraires inédites, des contes métaphoriques, des compte-rendus de lecture, des articles sur des sujets touchant au bien-être. Vous êtes invité(e)s à me laisser vos commentaires.

 

Ma vie, mes critères, mes valeurs

 

Le mot critère est défini dans le Petit Robert comme un « caractère, signe qui permet de distinguer une chose, une notion ; de porter sur un objet un jugement d’appréciation ». Mes valeurs sont donc des critères sur lesquels je me base pour conduire ma vie, apprécier mon environnement, ajuster mes comportements, acquérir des capacités,  choisir celles et ceux qui feront un bout de chemin avec moi, diriger mon entreprise, encadrer mes collaborateurs, éduquer mes enfants, etc... Ce sont des principes, des références, des concepts chargés de sens intrinsèque. Elles sont donc d’une importance capitale pour la conduite de ma vie, de mes projets privés ou professionnels.   

Quand je reconnais et vis en accord avec mes valeurs, je me sens heureux, satisfait et en harmonie avec moi-même. Mes valeurs ont été ensemencées en moi par les personnes qui m’ont élevé, par la culture dans laquelle j’évolue, par mes expériences de vie et les leçons que j’en ai tirées etc…  Mes valeurs-critères vont donc grandement influencer les objectifs que je me fixe. La prise en compte de mes valeurs me permettra de bâtir quelque chose de solide. A contrario, en négligeant mes valeurs, je m’expose à des déconvenues qui seront dans un premier temps masquées par une « réussite » complètement artificielle qui générera en moi un sentiment d’insatisfaction qui me poussera à aller toujours plus loin etc…

Les valeurs sont étroitement liées aux croyances qui sont « des structures cognitives qui connectent les valeurs aux autres aspects de nos expériences ». Ensemble, les valeurs et les croyances répondent à la question : pourquoi ? Pourquoi ai-je choisi cette profession plutôt qu’une autre ? Pourquoi est-ce que je ne me sens pas bien dans cette ville, dans ce quartier ? Pourquoi est-ce que je me sens de plus en plus mal à l’aise dans les réunions de cette association dont les objectifs sur le papier du moins sont très louables ? Je reviendrai sur les croyances dans un prochain article.

Quelques questions simples nous permettent d’explorer nos valeurs :

  • Qu’elle est ma principale source de motivation dans tout ce que j’entreprends ?
  • Qu’est-ce qui est le plus important pour moi ?
  • En quoi est-ce important pour moi de m’engager dans telle action ?
  • Qu’est-ce que j’admire dans les personnalités considérées comme ayant fait des grandes choses pour l’humanité ?

     Voici un exemple de valeurs : le succès, la famille, la sécurité financière, la reconnaissance, le plaisir intellectuel, la créativité, la liberté …

L’exploration de ses valeurs, consiste à en établir la liste en prenant soin de les définir précisément.  Il convient ensuite d’éliciter chacune d’elles, c’est-à-dire de bien clarifier comment on les reconnait concrètement. Ensuite, il s’agit d’hiérarchiser ses valeurs en les classant par niveau d’importance pour faire émerger sa valeur « phare ». Et en dernier lieu vient la réflexion sur les activités, les comportements et les capacités à mettre en œuvre pour satisfaire ses valeurs.

En coaching, le travail sur les valeurs permet de débloquer beaucoup de situations. « Mettre au jour » ses valeurs, c’est mettre toutes les chances de réussite de son côté, une réussite solide et durable.  Pour faire une randonnée à la montagne, on ne part pas avec des tongs en se disant « je m’achèterai des chaussures de montagne quand ça commencera à grimper dur ! ».

Eugène Mpundu, Coach de Vie, 

https://moncoacheugene.fr

info@moncoacheugene.fr

0 commentaires

Ma vie, mes deuils

Nous laissons dans le sillage de notre vie des êtres, des objets et des événements. Les cicatrices laissées par ces êtres, ces objets et ces événements, qu’elles soient mentales ou physiques,  nous servent de marques-pages. Nous feuilletons parfois ces vieilles pages éculées, jouant à réveiller ces douleurs enfouies qui ne demandent qu’à resurgir. Parfois, nous refermons très vite ces vieux souvenirs et poursuivons nos activités. Il arrive, plus souvent qu’on ne le voudrait, que ces réminiscences du passé nous pourrissent la vie.  Et ces êtres partis trop vite, et ces souffrances trop vite enterrées, ces objets du passé qui nous manquent,  encombrent notre mental et nous empêchent d’avancer. Et pourtant, nous pensons avoir « fait le deuil » de tout cela ! Des êtres, des objets, des événements ! Sommes-nous vraiment certains d’avoir fait le deuil ? Le fait de ne plus fondre en pleurs quand nous vient en mémoire ces images douloureuses du passé suffit-il pour nous permettre de prendre enfin le chemin de la reconstruction ?

Il n’est pas facile de dire si un deuil est encore en cours ou s’il est terminé. Il faut savoir s’écouter, se poser quelques questions :

  • Quel intérêt ai-je à maintenir un deuil non fait ?
  • Quel signe m’indique que je suis enfin libéré de ce deuil ?  
  •  A quelle étape suis-je bloqué ? La colère, la tristesse, la résignation ?

 

 

On peut choisir de travailler sur ses deuils tout seul. Il existe beaucoup de livres qui peuvent aider dans ce cheminement. Le problème de ce type de livres c’est que très souvent, on les achète, on lit les premières pages et on les oublie dans un coin de  sa bibliothèque. Et pire, on les rachète car on ne se souvient pas qu’on les possède déjà. Quand on prend vraiment la peine de les lire et de les appliquer, ils peuvent aider ou  fournir des pistes de travail.

 

On peut aussi choisir de se faire accompagner par un coach de vie ou tout autre professionnel en relation d'aide avec qui on est en confiance. Et il faut ensuite laisser le temps au temps tout en continuant d’avancer.

Eugène Mpundu, Coach de vie.

info@moncoacheugene.fr

1 commentaires

Le banquier et le pêcheur

Un banquier qui passait ses vacances au Cap Vert, interpella un pêcheur qui se prélassait sur la plage à côté de sa petite barque après avoir vendu les quelques poissons qu’il avait pris.

  Cette eau est pleine de poissons n’est-ce pas ?  

   Eh oui, la pêche est toujours bonne par ici.

   Vous savez, quoi ? Si vous aviez un bateau plus grand, vous pourriez ramener encore plus de poissons.

   Ah bon ? Et après ?

   Vous gagnerez plus d’argent et vous achèterez un deuxième bateau avec des gens qui travailleront pour vous.

   Ah bon ! Et après ?

   Vous pourriez acheter un troisième bateau pour gagner encore plus d’argent que je vous aiderez à placer pour que ça vous génère des intérêts.

   Ah bon ? Et après ?

   Vous gagnerez assez d’argent pour ne travailler qu’une partie de la journée et vous prélasser sur la plage le reste du temps.

   C’est ce que je fais déjà, Monsieur.

 

Et le banquier s’en alla, la queue entre les jambes !

 

Eugène Mpundu, Coach de vie.

info@moncoacheugene.fr

1 commentaires

Le stress au travail

Les facteurs de stress liés au travail sont regroupés en six grandes familles (rapport du collège d’expertise de Gollac).

·   Intensité et temps de travail : exigences excessives de travail, complexité du travail, difficultés de concilier vie professionnelle et personnelle…*

  • Exigences émotionnelles : tensions avec le public, obligation de cacher ses émotions…
  • Manque d’autonomie : procédures trop rigides, sous-utilisation des compétences…
  • Rapports sociaux de travail dégradés : conflit entre collègues et/ou l’encadrement, manque de reconnaissance…
  • Conflits de valeurs : conflit éthique (devoir faire des choses que l’on désapprouve), qualité empêchée (ne pas avoir les moyens de faire correctement son travail)…
  • Insécurité de la situation de travail : peur de perdre son emploi, incertitude sur l’avenir de son métier…

(*source : www.inrs.fr).

 

Que faire ?

 

Dans l’immédiat, des techniques simples comme la cohérence cardiaque ou d’autres techniques de respiration  permettent d’augmenter la résistance au stress et de traverser l’épisode stressant sans trop de dommages. Très souvent, un travail à plus long terme est nécessaire : travail sur les émotions qui à force d’être refoulées sur le lieu de travail finissent par exploser ailleurs ; travail sur les valeurs qui conditionnent les choix de vie. Les valeurs qui sont « bypasseés » créent à la longue une sorte de manque, un sentiment d’inutilité, un vide. Combinés à une activité sportive régulière, le yoga et la méditation permettent de « vider le vase » régulièrement avant qu’il ne déborde. L’autohypnose peut également aider dans la mesure où elle permet de se reconnecter à son « moi profond » et de mobiliser ses ressources internes.  Quand on commence à avoir du mal à se remettre de ses stress successifs, il est temps de faire le point sur sa vie, sur ses valeurs et ses croyances. On peut faire cet exercice tout seul. On peut aussi décider de se faire accompagner par un coach de vie. Cet accompagnement permet de prendre conscience de beaucoup de choses et de réorienter sa vie vers des nouvelles ou de maintenir son cap actuel en apportant des ajustements nécessaires à son équilibre.  

 

Eugène, Coach de vie.

https://moncoacheugene.fr

0 commentaires

Comment influencer efficacement

Pour influencer une personne ou un groupe, pour convaincre une ou plusieurs personnes d’agir, il faut tenir compte des 6 facteurs suivants : les croyances préétablies, l’émotion, les motivations, la faculté d’action,  la curiosité et le niveau de stress.

 

Les croyances préétablies

Lorsqu’on fournit des nouvelles données à quelqu’un, il accepte rapidement celles qui confirment ses idées préconçues mais évalue d’un œil critique les éléments qui les contredisent. Le fait de fournir à une personne des informations qui ne vont pas dans le sens de ses croyances peut l’amener à brandir de nouveaux contre-arguments qui vont la conforter dans son point de vue. Dans le monde actuel, la facilité avec laquelle nous trouvons des nouveaux arguments pour étayer nos croyances est sans précédent. Nous avons tendance à lire plus facilement les informations qui nous confortent dans nos opinions et à fuir les autres. La solution pour faire changer d’avis ? Trouver un terrain d’entente au lieu de tenter de prouver que l’autre a tort.

 

L’émotion

Les réactions émotionnelles sont une façon pour  notre cerveau de se dire qu’il se passe quelque chose de très important. L’émotion provoque la synchronisation cérébrale en attirant automatiquement l’attention  de chacun dans la même direction et en générant un état psychologique similaire qui pousse les gens à agir de la même façon dans un groupe. Susciter l’émotion chez son interlocuteur crée une synchronicité neurale qui fera que l’esprit de ce dernier va « s’apparier » au vôtre. Les émotions voyagent facilement d’une personne à l’autre en transmettant des messages importants que notre cerveau décode. L’une des façons les plus efficaces pour communiquer ses idées  est de partager ses sentiments. En exprimant nos sentiments, nous façonnons l’état émotionnel des autres et augmentons la probabilité qu’ils partagent  notre point de vue.

 

Les motivations

L’être humain est gouverné par le plaisir et la douleur. Tous nos comportements ont pour objectif de provoquer l’un et d’éviter l’autre.  Nous avons naturellement tendance  à promettre une récompense ou à agiter une menace pour pousser les autres à agir dans le sens que nous souhaitons. L’espoir d’une récompense suscite une action alors que la crainte d’une perte provoque l’inaction. Une menace est donc moins efficace que la promesse d’une récompense quand il s’agit de faire agir une personne dans le sens que l’on souhaite. Il convient de surmonter cet instinct qui nous pousse à mettre en garde au lieu de mettre l’accent sur le côté positif, sur la récompense immédiate ou à venir.

 

La faculté d’action 

La plupart des gens deviennent anxieux  et stressés lorsqu’on leur retire la capacité de contrôler leur environnement. Etre influencé par quelqu’un, c’est  donner à cette personne un contrôle sur nous-même.  Quand une personne sent qu’on affecte sa capacité d’agir, elle résiste. Une façon d’exercer le contrôle consiste à faire un choix. Comme nos propres choix sont suivis de meilleurs résultats, l’association du choix et de la récompense est tellement ancrée dans notre esprit que le choix lui-même devient gratifiant. La possibilité de choisir est perçu comme une récompense en soi. Attention cependant à ne pas donner trop d’options aux gens. Pour produire un impact, il nous faut souvent surmonter notre instinct de contrôle et proposer un choix.  

 

La curiosité

Le désir de savoir est humain. Nous sommes poussés à chercher l’information par le même principe neural que celui qui nous pousse à chercher eau, nourriture et sexe. Notre cerveau n’a pas oublié que dans des temps reculés,  l’information était nécessaire à la survie. Nous recherchons donc en priorité les bonnes nouvelles qui vont augmenter notre bien-être. Ne pas savoir permet de croire ce qu’on a envie de croire. Si la connaissance dont vous disposez peut permettre de combler le vide informatif d’une personne, mettez l’accent sur ce vide ; si elle peut aider les gens à améliorer leur environnement, expliquez clairement comment.

 

Le niveau de stress

Le stress se produit quand nous sommes menacés. C’est une réaction qui nous permet de faire face au danger pour survivre. Que nous soyons face à un lion prêt à nous dévorer ou dans un embouteillage qui va nous mettre en retard, les réactions de notre organisme sont les mêmes : augmentation du rythme cardiaque et respiratoire et réduction de l’activité des fonctions qui ne sont pas immédiatement nécessaires. En fonction de leur état émotionnel, vos interlocuteurs peuvent être réceptifs ou non à vos arguments. Pour influencer, il convient de rechercher la concordance ente les opinions que vous proposez et l’état émotionnel de l’individu qui vous fait face.

 

Une dernière chose : ces éléments sont également utilisés par les politiciens et les publicistes pour nous influencer. La victoire de Trump aux USA  et la présence de Marine Le Pen au second tour des présidentielles de 2017 en France ne sont pas dus au hasard.  

Je vous recommande vivement l’excellent livre de Tali Sharot (Docteur en Neurosciences) intitulé « Comment on nous influence » (en anglais « The Influencial Mind »). Vous pouvez également l'écouter parler de sa théorie dans une conférence TED.

 

Eugène Mpundu. 

https://moncoacheugene.fr

 

Source : Tali Sharot , « Comment on nous influence ».

0 commentaires